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«Trois tentatives pour l?extension du contrat»
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«Trois tentatives pour l?extension du contrat»
Le leader de l?opposition n?y est pas allé de main morte, hier. Il a voulu démontrer le « favoritisme » dans l?octroi du contrat de gestion du site d?enfouissement de Mare-Chicose. Navin Ramgoolam a ainsi allégué devant le président de la commission d?enquête, Robert Ahnee, qu?il y a eu trois tentatives pour étendre le contrat de la Société de traitement et d?assainissement des Mascareignes (Stam) avant le lancement de l?appel d?offres.
Il a soutenu qu?il y avait eu une rencontre avec l?ancien Premier ministre pour voir comment accorder cette extension du contrat. Selon les informations qu?il dit détenir, le chef du gouvernement a alors rejeté la requête.
Le conseiller du ministre des Administrations régionales, Jean-Luc Salustro, quelques fonctionnaires et la direction de Mare-Chicose auraient aussi rencontré l?ex-directeur du Public Private Partnership (PPP), Vickram Cuttaree dans le même but. Mais là encore, la question a été rejetée, a expliqué Navin Ramgoolam.
De plus, la firme GIBB, chargée de préparer l?appel d?offres, avait limité cet exercice aux entreprises spécialisées dans le Solid Waste Management. De ce fait, seules Atics et Stam devaient être éligibles.
Le Central Tender Board (CTB) avait trouvé les critères d?éligibilité trop restreints. Navin Ramgoolam a aussi fait référence à une décision du CTB qui a opté pour Sotravic. Pourtant, le comité d?évaluation et le ministère ont penché pour la Stam.
Auparavant, Robert Ahnee a voulu comprendre quelques éléments des deux Private Notice Questions de Navin Ramgoolam. Il lui a demandé si une de ses préoccupations portait sur le pourcentage d?augmentation du prix qui n?était pas proportionnel à l?augmentation des déchets.
Ce qu?a confirmé Ramgoolam. Le prix pour 400 tonnes de déchets était de Rs 2, 6 millions. Le montant a ensuite connu une hausse pour atteindre Rs 8,5 millions. Le contrat global sur dix ans était évalué à Rs 1,5 milliard, soit quelque Rs 12 millions par mois.
Navin Ramgoolam dit ne pas comprendre pourquoi le ministère n?a pas «prévu d?exercice de due diligence très tôt sur une question aussi compliquée alors qu?il savait, depuis 1997, que le contrat allait expirer le 15 septembre 2003». Il ajoute que les autorités savaient que les déchets ont doublé de 400 à 800 tonnes et que le centre d?enfouissement était utilisé au double de sa capacité.
Autre déposition dans la journée d?hier : celle du Principal Assistant Secretary (PAS) du ministère des Administrations régionales, Gowmuttee Mukoundlall. Elle a fait état des différentes correspondances échangées entre le ministère et le CTB. Robert Ahnee a fait remarquer qu?il est en possession d?un dossier de ce ministère incluant des memos et des papiers du cabinet ministériel sur la question.
Dans une des lettres du ministère, la PAS avait même écrit que l?option Stam allait faire encourir des coûts substantiels. De plus, Gowmuttee Mukoundlall a rappelé que le délai pour l?appel est passé de 10 jours à 8 jours alors qu?habituellement 12 jours sont accordés.
Le contrat de la Stam avait pris fin le 15 septembre dernier. Mais la firme a continué à s?occuper du site sur une base mensuelle en attendant qu?un nouveau contrat soit octroyé après l?appel d?offres lancé le 21 juillet dernier. Le nouveau contrat alloué à la Stam a été annulé en février par le gouvernement et le contrat mensuel tient toujours.
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