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«Promouvoir la culture chez les jeunes»
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«Promouvoir la culture chez les jeunes»
<B>● Quels sont vos sentiments après votre premier Conseil des ministres ?</B>
Cela s?est très bien passé. Une première expérience pour moi. C?était intéressant de voir comment on traite les dossiers.
<B>● Vos collègues vous ont-ils bien accueillie ? </B>
Très bien, malgré tout ce que les gens disent?
<B>● Que disent les gens ? </B>
Ce que je lis. On dit que tous les ministres n?étaient pas là. Ils s?étaient d?ailleurs excusés. Ils avaient tous des raisons justifiées.
<B>● Neuf ministres absents y compris le vice-Premier ministre. Cela ne fait-il pas beaucoup ? </B>
Comme je vous l?ai dit, certains m?avaient prévenue qu?ils ne pouvaient être là. Un autre ministre m?avait appelée alors qu?il était en route pour me dire qu?il n?allait pas pouvoir venir parce qu?il était bloqué dans un embouteillage. Je comprends tout cela. Ce sont des choses qui arrivent. Le vice-Premier ministre était souffrant et il était représenté par sa femme.
<B>● Pourquoi avez-vous été nommée ministre d?après vous ? </B>
J?espère que c?est parce qu?on croit en mes compétences. Je suppose également qu?il y a eu concertation entre les leaders et qu?ils en sont venus à ce choix.
<B>● Pensez-vous, comme certains, que ce portefeuille ministériel était dû au MSM ? </B>
Les leaders sont arrivés à cette décision. Nous sommes dans une alliance. Mais nommer un ministre est avant tout la prérogative du Premier ministre.
<B>● Si un MMM avait été nommé, cela aurait-il posé un problème au MSM ? </B>
Mais un problème à qui ? C?est une décision qui a été prise dans la concertation. Les personnes concernées ont décidé que cela allait être ainsi. MSM ou MMM, là n?est pas la question. Il y avait un poste vacant et ils ont trouvé une personne. Il ne faut pas oublier que le MMM a moins de ministres au cabinet que le MSM. Pourquoi donc penser que nommer un MMM allait poser problème ?
<B>● On entend dire qu?Eric Guimbeau ne se serait pas retiré de son poste de «Permanent Parliamentary Secretary» de plein gré, mais qu?on lui aurait forcé la main. Etes vous au courant ? </B>
Non, je n?ai rien entendu. Je n?ai entendu personne parler de cela.
<B>● Votre nomination a dû causer pas mal de frustrations parmi les «backbenchers» de la majorité ? </B>
Pas que je sache. Et si c?était le cas, je comprendrai. Tous les députés ont des aspirations et certains s?attendaient peut-être à être nommés. Mais personne ne m?en a parlé et tout le monde a été très gentil et m?a félicitée.
<B>● Malgré les discours des leaders, il y a des mécontents au sein de l?alliance gouvernementale, surtout au niveau du MSM. Savez-vous qui ils sont ? </B>
J?apprends cela par les journaux. Dans les réunions du bureau politique, il n?y a pas de problèmes. Quand il y a des divergences, on en discute et cela s?arrête là.
<B>● En ce qui concerne Anil Bachoo, par exemple, tout est-il rentré dans l?ordre ? </B>
Il n?y a rien dans le comportement d?Anil Bachoo qui suggère qu?il ira de l?autre côté. Peut-être qu?il y a eu des divergences, mais comme je vous l?ai dit, on en discute.
<B>● Donc, tout va bien au sein du MSM ? </B>
Tout va bien. Je crois qu?il y a plein de rumeurs.
<B>● Pourquoi vous êtes-vous engagée en politique ? </B>
C?était une décision que j?avais prise quand j?étais encore étudiante. A l?école, on faisait des mock campaigns, il y avait plein de débats, etc. J?avais alors pris cette décision. Mais après, je suis allée poursuivre des études supérieures et j?avais d?autres priorités. En 1996, je me suis enfin sentie prête.
<B>● Une bonne décision ? Etes-vous heureuse ? </B>
Oui. Très heureuse.
<B>● Jusqu?à preuve du contraire, l?alliance MSM/MMM ira ensemble aux prochaines élections. Vous qui êtes sur le terrain, pensez-vous honnêtement que la lutte sera facile ? </B>
Plus le temps passe, plus les gens se rendent compte du volume de travail entrepris par le gouvernement. Les mesures que nous avons prises commencent à porter leurs fruits. La réforme de l?éducation, par exemple. People are happy. Dans ma circonscription, je vois cela. Je suis confiante que nous allons gagner ces élections. Les gens réalisent que l?alliance gouvernementale va amener le progrès.
<B>● Vous avez connu deux leaders du MSM. Le père et le fils. Quelle différence faites-vous ? </B>
Deux différents styles, mais beaucoup de similarités. Parce que dans les deux, je vois des personnes intègres, de rudes travailleurs, impartiaux mais surtout des gens sur qui l?on peut tout le temps compter. Ce sont deux personnes de deux générations différentes, il ne faut pas oublier. Chacun son style.
<B>● Avec lequel préférez-vous travailler? </B>
J?apprécie les deux. Les deux sont à l?écoute. Sir Anerood Jugnauth (SAJ) était tout le temps disponible, très accessible, que ce soit quand il était hors du pouvoir, Premier ministre ou Président.
<B>● L?absence de SAJ se fait-elle sentir au sein du MSM ? </B>
Disons qu?Anerood Jugnauth n?est pas quelqu?un qui part sans que l?on sente son absence. Par contre, elle ne se ressent pas dans le fonctionnement du parti, puisque Pravind Jugnauth était déjà à la tête du bureau politique quand SAJ était toujours le leader. Mais on ne peut pas oublier Sir Anerood.
<B>● Le dernier sondage réalisé par Synthèse et publié par « l?express » reflète-t-il un peu ce que vous dites ? Il avait de mauvaises nouvelles pour le MSM. </B>
Un sondage est un sondage. Beaucoup de gens veulent discréditer le MSM. Mais je suis sur le terrain. Ce n?est pas ce que je vois. Nous avons organisé plusieurs réunions et nous avons connu un succès d?affluence. Un sondage a certes sa valeur, mais je préfère croire ce que je constate sur le terrain.
<B>● Si vous aviez le choix, quel ministère auriez-vous choisi ? </B>
Je l?ai dit à plusieurs reprises. Quand je me suis lancée dans la politique, c?était pour servir. C?est comme demander à un enseignant s?il préfère avoir les élèves les plus brillants ou les mois bons.
<B>● Non, quel sujet plutôt ! </B>
(Rires?) On m?a donné une responsabilité et je l?assumerai au mieux de mes capacités.
<B>● Si vous aviez un choix?</B>
Mais je n?ai pas le choix. Ce n?est pas moi qui décide.
<B>● Est-ce facile d?être femme, épouse, mère de famille et politicienne ? </B>
Les difficultés auxquelles un homme et une femme politicien (ne) font face sont les mêmes. La femme a plus de responsabilités que l?homme, ce qui rend la tâche plus difficile. Je peux gérer mon temps parce que j?ai le support de mon mari et de mes parents. Ce n?est pas faire de la politique qui est difficile, c?est faire la politique et gérer les autres responsabilités en même temps. Et cela est vrai pas seulement pour la politicienne, mais pour toute femme qui a une carrière.
<B>● Quelles sont vos priorités pour les arts et la culture ? </B>
Je viens d?arriver. La culture ne doit pas être limitée au spectacle. Ce que nous vivons tous les jours chez nous, c?est notre culture, c?est la culture mauricienne. Mais il faudrait faire ressortir cela. Comment ? il faut voir. Il faudrait vulgariser les expositions d?art et y préparer les jeunes. Il y a beaucoup de talents cachés chez nos jeunes. Il faut les guider. Nous devons promouvoir la culture auprès d?eux à travers la littérature, la peinture, le théâtre.
<B>● Allez-vous promouvoir une culture mauricienne ? </B>
Oui, mais nous l?avons déjà. Ce que nous mangeons, notre façon d?être. La culture mauricienne, nous la vivons déjà.
<B>Propos recueillis par Deepa BHOOKHUN</B>
<I>«Anerood Jugnauth n?est pas quelqu?un qui part sans que l?on sente son absence. Par contre, elle ne se ressent pas dans le fonctionnement du parti.»
«Il y avait un poste vacant et ils ont trouvé une personne. Il ne faut pas oublier que le MMM a moins de ministres au cabinet que le MSM. Pourquoi donc penser que nommer un MMM allait poser problème ?»</I>
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