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«L?UPSEE avait demandé notre soutien...»
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«L?UPSEE avait demandé notre soutien...»
● J?ai été surprise de la tournure des choses après vos annonces de grève. Que s?est-il passé ?</B>
Nous avons toujours nos revendications mais disons que, quand nous avons vu que le ministère a fait une ouverture et a décidé de dialoguer, les choses ont pris une autre tournure.
● <B>La «Private Secondary Schools Authority» avait raison - votre menace de grève n?était ni sérieuse, ni justifiée ?</B>
Non, c?était l?Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE) qui voulait aller en grève, pas les managers. L?UPSEE avait demandé notre soutien, soutien que nous avions décidé d?accorder.
● Vous n?aviez aucune intention d?aller en grève ?
Si. Nous avons nos revendications que nous devions porter devant le ministère d?une façon ou d?une autre. Mais quand l?UPSEE nous a fait savoir qu?elle avait l?intention d?aller vers une grève, nous avions pris la décision de soutenir l?UPSEE.
● Les problèmes des collèges privés et ceux du président de l?UPSEE sont-ils les mêmes ? </B>
Pratiquement oui. Le problème principal de l?UPSEE était le redéploiement du personnel. C?était aussi un problème qui nous concernait parce que la façon dont la fermeture des écoles à été gérée a été très maladroite. Nous ne sommes pas d?accord avec cette manière de faire. Nous avons toujours demandé que les fermetures d?école soient faites de manière organisée, planifiée et civilisée.
● <B>Le redéploiement n?est quand même pas votre plus gros problème. Pour les collèges privés, il s?agit surtout du manque à gagner par rapport aux subventions de l?Etat, n?est-ce pas ? </B>
(Hésitations?) Naturellement, mais ce n?est pas le vrai problème. Nous savons bien qu?avec la construction de nouvelles écoles d?Etat, certains collèges privés devraient fermer. Surtout que des collèges n?ont pas évolué avec le temps et seront appelés à fermer. Sous le ministre Kadress Pillay, nous avions fait un exercice en ce sens et nous savions dès lors qu?éventuellement certaines écoles devraient fermer.
● <B>Cela ne vous fait pas forcément plaisir ?</B>
Non, mais le problème n?est pas là. Au contraire, la fédération des managers a demandé au ministère de l?Education de mettre sur pied un comité pour que la fermeture soit planifiée. Contrairement aux fermetures sauvages de ces deux dernières années. Ce n?est pas correct pour les enfants parce qu?ils ont acheté leurs uniformes, livres etc., et après, on leur demande de changer d?école. Cela cause une interruption, une perturbation pour eux et ce n?est pas bon. La deuxième perturbation concerne le personnel.
● <B>Et aussi les propriétaires des écoles ?</B>
Naturellement. Ces gens qui ont servi la cause de l?éducation pendant 40 ou 50 ans à qui l?on demande subitement de fermer. Il faut prendre tout cela en considération.
● <B>Ce qui vient de se passer est aussi une perturbation. Les élèves des collèges privés savent-ils pourquoi vous aviez décidé d?aller en grève ?</B>
Nous le leur avions expliqué à travers le Student Council et la Parent Teachers Association. Ils savent que nous sommes solidaires avec l?UPSEE et que nous avons plusieurs revendications.
● <B>C?est effectivement une belle preuve de solidarité que d?avoir accepté de perturber à ce point les cours et les élèves en allant en grève ! </B>
(Sourires?) Ce qu?il faut comprendre, c?est que certaines difficultés font partie de notre quotidien depuis un moment et devaient être réglées. Nous étions dans une situation difficile et nous ne trouvions pas de solutions à ces problèmes puisqu?il n?y avait pas de dialogue avec le ministère. La fédération avait déjà l?intention d?enclencher ses propres procédures pour se faire entendre et l?UPSEE est venu à ce moment précis et nous avons décidé de nous joindre à eux. C?est juste une coïncidence.
● <B>L?UPSEE vous remercie pour votre solidarité en rencontrant le «Permanent Secretary» (PS) du ministère de l?Education jeudi ?</B>
Nous avons appris qu?il y aurait eu une rencontre tard dans la soirée. Nous accueillons positivement cette décision car le ministère est venu débloquer une situation.
● <B>Qui a laissé tomber qui ? </B>
Je ne pense pas que c?est une question d?un groupe ayant laissé tomber l?autre.
● <B>Vous trouvez correcte l?attitude de l?UPSEE ?</B>
Bon, je ne voudrais pas me prononcer sur cela.
● <B>Quelles sont exactement ces difficultés qui ont nécessité une menace de grève illimitée ? </B>
Nous devons savoir quelles sont les perspectives d?avenir pour l?éducation privée. En l?absence de garanties, personne ne va investir dans les écoles. Pour que nous puissions faire des projets d?avenir, il nous faut savoir si notre existence est menacée ou pas.
● Le nombre d?élèves est-il le seul critère pour fermer les écoles ?
Oui, parce que c?est une question de cost per head. Quand le nombre d?élèves diminue, l?exercice n?est pas soutenable financièrement. Une école a un very high running cost. Mais ce que je dis, c?est que les autorités savent quelle école n?est pas viable - le travail peut et doit être mieux organisé. On est en train de construire encore plus de collèges d?Etat, il y aura d?autres collèges privés qui devront fermer. Un autre point est qu?il est vrai qu?il y a certains collèges privés qui sont en dessous du niveau. Mais il ne faut pas généraliser.
● Vous rencontrez le PS du ministère aujourd?hui (NdlR : hier) et vos nombreuses raisons d?insatisfaction disparaissent ?</B>
Non, nous sommes satisfaits parce que le PS a pris des engagements pour étudier toutes nos doléances et nous allons nous rencontrer encore une fois la semaine prochaine. Il y avait un standing committee mis sur pied l?année dernière, présidé par le même PS. Donc, il connaît le dossier et je pense que la situation peut être débloquée.
● <B>Donc, toutes ces menaces n?étaient que des appels pour que l?on vous écoute ?</B>
Tout à fait, parce que depuis septembre dernier, il y a eu une impasse dans nos relations avec le ministère. Nous ne savions pas où nous étions par rapport au ministère.
● <B>A qui attribuez-vous cette impasse dans les relations ? </B>
Au niveau du ministère. Nous avons notre liste de revendications, mais à qui les adresser s?il n?y a personne pour nous écouter ?
● <B>Le problème se trouverait-il dans le fait que le ministre Gokhool semble penser que ses détracteurs sont politiquement motivés ?</B>
Je ne peux que parler au nom de la fédération et je peux vous affirmer qu?à aucun moment nous n?avons laissé la politique influencer nos décisions. Notre priorité a toujours été le bien-être des institutions et le bien-être des élèves. Et si aujourd?hui, nous voulons que le gouvernement définisse le rôle du secteur privé, c?est bien parce que les managers veulent investir dans les écoles, les infrastructures pour les projets d?avenir. Et tout ça c?est pour le bien de l?élève. Pour ce faire, il nous faut un signal fort du gouvernement.
● <B>Donc, vous êtes en train de dire que Dharam Gokhool a des problèmes relationnels ? </B>
(Hésitations?) Je dirai que le problème est un problème de communication.
● <B>Pensez-vous que vous avez fini par perdre votre crédibilité avec ces menaces de grève illimitée vite annulée ?</B>
Non, parce que quelque chose de positif est sorti de tout cela ? la situation a été débloquée. Donc, je considère cet épisode comme étant positif puisque le dialogue est rétabli.
<I>Le problème principal de l?UPSEE était le redéploiement du personnel. C?était aussi un problème qui nous concernait parce que la façon dont la fermeture des écoles à été gérée a été très maladroite.</I>
● <B>Trouvez-vous normal que le ministre n?ait pas jugé bon d?assister aux réunions de jeudi et de vendredi ?</B>
Je préfère ne pas me prononcer là-dessus. Ce qui importe, c?est que la situation s?améliore et que nous puissions travailler dans la sérénité.
● <B>Mais à ce stade, vous n?avez aucune garantie que les choses vont se régler ?</B>
Oui, mais je pense que l?attitude du ministère est positive et je pense que c?est un très bon signe.
● <B>L?éducation privée est un business très lucratif, n?est- ce pas ?</B>
(Hésitations?) En fait, si l?on prend en considération tous les investissements dans les infrastructures, c?est plutôt le contraire.
● <B>Vous faites quand même des profits, non ? </B>
Pour qu?un collège puisse exister, il faut quand même qu?il génère des revenus. Mais il y a des investissements énormes à faire. Au contraire, nos moyens de financement ne nous permettent pas de faire de gros investissements. C?est la raison pour laquelle il nous faut des garanties qu?il y a un futur pour nous avant d?investir. Donc, il n?est pas vrai de dire que nous recevons beaucoup d?argent. Ce n?est pas vrai du tout.
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