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«L?incinérateur respectera des normes exigeantes»
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«L?incinérateur respectera des normes exigeantes»
Un des plus gros chantiers d?infrastructure publique de ces dernières années est en phase d?aboutir. Le rapport d?étude d?impact environnemental (EIA) soumis en février par les promoteurs du projet Gamma-Covanta d?une unité d?incinération à La Chaumière a été en effet approuvé cette semaine. Aval donné à la lumière de la contre expertise du consultant indépendant danois Ramboll.
Alternative proposée à la station d?enfouissement de Mare-Chicose, le projet soumis au gouvernement il y a deux ans en 2005 se veut d?utilité publique. L?incinérateur, qui pourrait avaler pas moins de 300 000 tonnes de déchets, pourrait produire au passage 6 % des besoins nationaux en électricité selon le principe de «waste-to-energy».
C?est le ministère de l?Environnement qui a avalisé l?approbation de l?EIA. «Le projet Gamma-Covanta est de type nouveau et complexe à Maurice», indique le ministre Anil Bachoo. Pour rendre compte de tous les tenants et aboutissants, le Board of Investment a alors fait appel à la firme danoise Ramboll et le ministère de l?Environnement a expressément fait appel pour que l?impact environnemental soit clairement mesuré.
Joint hier, Anil Bachoo détaille les conclusions du consultant danois, clairement en faveur du projet : l?unité serait, d?après Ramboll, «de haut standard international» et le taux d?émission de gaz «dans les limites spécifiées, en conformité avec les directives européennes, soit sans effet sur l?environnement ou sur le bétail environnant».
Quant au programme d?observation des émissions promis par Gamma, il a également été jugé «bon et exhaustif». Une recommandation est cependant exprimée : que l?échappement de résidus «volatiles» (flying ash) et solides (bottom ash) fasse ?objet de cellules de traitement distinctes. «Il serait possible d?utiliser le bottom ash comme matériel de construction ou pour l?asphaltage», ajoute Anil Bachoo en se basant sur le rapport.
Le ministre ajoute : «Je rappelle que le projet Gamma a fait l?objet d?une demande de permis EIA en janvier.» Après avoir «suivi ce projet avec la plus grande attention, car il est d?importance nationale, nous avons pris notre décision après avoir considéré les doléances et avons décidé d?agir en gouvernement responsable».
Confiant de la viabilité et du gain environnemental de l?incinérateur sur le modèle à ciel ouvert du landfill, Tommy Ah Teck, manager de Gamma Civic, compagnie pionnière en matière de développement (l?hôtel Hilton, la cimenterie du port en sont les fleurons), et partenaire de la firme américaine Covanta, dit son incompréhension face à des critiques persistantes du projet «d?intérêt national» : «nous avons toujours répondu par la transparence», déclare cet ingénieur, habitant lui-même Albion, non loin du site.
Gamma-Covanta a «suivi toutes les procédures et nous avons donné l?assurance que le respect des normes les plus exigeantes sera suivi avec le fin du fin de la technologie présente et à venir». Tommy Ah Teck évoque les normes en vigueur en Europe, où les centrales de ce type sont répandues, jusqu?au pied de la Tour Eiffel.
L?incinérateur se positionne aussi sur le terrain de la crise énergétique : «Nous venons apporter quelque 20 mégawatts d?énergie renouvelable et autonome, produite à partir de déchets, au moment même où le pétrole brut a dépassé la barre des 100 dollars américains.»
La nécessité d?un tel projet est aussi défendue dans la perspective des 2 millions de touristes prévus pour 2015 : «Je pense sincèrement que c?est un projet qui va faire honneur à notre pays ? qui retrouve ses ambitions de destination touristique haut de gamme et réalise des projets du type IRS.»
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