Publicité
«L?affaire Air Mauritius n?est pas le procès de la police»
Par
Partager cet article
«L?affaire Air Mauritius n?est pas le procès de la police»
Le procès a démarré et l?enquête policière n?avait pas encore été bouclée. C?est ce que soutient la défense dans l?affaire de détournement de fonds allégué à Air Mauritius. Elle demande l?arrêt du procès. Et la poursuite, représentée par Gaytree Manna, a répliqué hier.
«Cette démarche n?a rien d?illégale», a fait ressortir la poursuite. Me Gaytree Manna a ajouté que bien que la police ait recueilli des dépositions des témoins à la veille du procès, «il ne s?agissait pas d?un procès de la police».
La défense a soutenu que le fait que l?enquête n?ait pas encore été bouclée porte préjudice aux accusés. Ces derniers, sir Harry Tirvengadum, ancien P-.d.g d?Air Mauritius, et de trois ex-hauts cadres de Rogers and Co Ltd, Derek Taylor, Robert Rivalland, et Joseph Yip Tong sont poursuivis pour complot visant à détourner Rs 85 millions au préjudice d?Air Mauritius.
D?avis contraire, Me Manna s?est appuyée sur le témoignage d?un des principaux enquêteurs de l?affaire, l?assistant surintendant de police, Heman Jangi. Ce dernier a expliqué que le but de recueillir de «further statements» de certains témoins, était de confirmer auprès de ces personnes leurs signatures sur des chèques émis par Air Mauritius en faveur de Rogers pour le paiement de commissions spéciales.
Me Manna a cité plusieurs décisions de la Cour d?Angleterre et de la Cour suprême où ces instances ont approuvé la démarche de la police de recueillir des dépositions auprès des témoins potentiels alors que le procès avait débuté. Référence est faite au procès de l?affaire Amicale. Me Manna a fait ressortir que la police avait consigné une déposition d?un témoin oculaire alors que le procès avait déjà débuté.
Se référant au verdict rendu dans le procès de blanchiment d?argent intenté au general manager de la MCB, Pierre-Guy Noël et à l?avoué Ravi Ramdewar, la représentante de la poursuite a rappelé que contrairement à l?affaire en cours, en pas moins de 22 occasions la défense avait demandé dans l?affaire MCB-NPF à obtenir des documents et dépositions recueillis durant l?enquête.
Publicité
Publicité
Les plus récents