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«Je prenais des médicaments pour problèmes hormonaux»

23 décembre 2005, 20:00

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La championne de Jeux des îles 2003, Dolly Namaseevayen risque gros. La judokate des - 63 kg et unique représentante de la discipline aux derniers Jeux de la Francophonie au Niger (6 au 12 décembre) a été testée positive à la furosémide, listée parmi les diurétiques et autres agents masquants par l?Agence Mondial Anti-dopage (AMA).

La substance peut-être utilisée pour une perte de poids rapide. Mais Dolly Namaseevayen soutient ne pas avoir de problèmes de poids. «En quittant Maurice pour mon stage en France le 19 novembre, j?avais au plus trois ou quatre kilos à perdre. Il n?y avait rien d?alarmant car j?avais quelques semaines devant moi», dit Dolly Namaseevayen. Le secrétaire général de la fédération mauricienne de judo (FMJ), Gaëtan Janvier, qui avait accompagné la judokate en France et à Niamey devait, également, confirmer ce surplus de poids.

Néanmoins, selon le président de la FMJ, Rashid Jhurry et le secrétaire général, la jeune fille a avoué les faits à travers une lettre où elle renonce à une contre-expertise. Cette lettre a déjà été soumise au ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), hier. Cependant, la principale concernée, Dolly Namaseevayen dit ne pas vraiment être au courant du contenu de la lettre. «Elle était en anglais, je n?ai pas bien compris mais Joseph Mounawah qui m?a fait signer la lettre doit savoir qu?est-ce qu?elle contient. Gaëtan Janvier était, également, présent», dit-elle.

Dolly Namaseevayen dit également que : «J?ai expliqué à la fédération que je prenais des médicaments pour des problèmes hormonaux. Je me fie à eux», dit-elle.

Fait intéressant à noter c?est que deux jours avant son départ pour la France où elle devait suivre le stage au club Sucy-en-Brie elle avait effectué un test anti-dopage et le résultat était négatif.

Rashid Jhurry pense déjà à la sanction qui devrait être décidée, après que la judokate sera entendue lors d?un comité disciplinaire prévu pour lundi prochain à 17 heures. «Elle devra prendre ses responsabilités et la sanction sera lourde», annonce Rashid Jhurry. «Ce sera autour de deux ans», prédit le président de la fédération.

Au cas où la judokate aurait avoué avoir pris des diurétiques, le comité pourrait effectivement la condamner à deux ans de suspension comme le prévoient les lois anti-dopage de l?instance suprême du judo. Cette sanction devrait prendre effet à compter du jour où le test a été fait, soit le jeudi 8 décembre.

La judokate incriminée ne pourra participer ni aux Championnats du Monde, ni aux jeux Olympiques, ni aux compétitions internationales tenues sous l?égide de la fédération internationale.

«Je siégerai moi-même au sein de ce comité ainsi que mon adjoint, Lindsay Paul, Gaëtan Janvier et probablement un avocat qui est un membre du comité de ju-jitsu», annonce Rashid Jhurry.

Par ailleurs, l?entraîneur national, Joseph Mounawah a refusé de répondre à notre appel téléphonique.

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