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«Etre efféminé est encore plus dur»
Le monde artistique, il connaît. Arif Zakaria a fait beaucoup de théâtre, s?est essayé à la télé, et a fait peu de cinéma. Pourtant, l?acteur a accepté un rôle que de nombreux autres acteurs avaient refusé. Dans Dance like a man, Arif Azaria a le rôle d?un danseur de cabaret efféminé.
Verra-t-on un jour ce film sur les écrans mauriciens ? L?acteur reconnaît que ce genre de rôle est difficile à jouer. Marcher, danser, agir comme une femme est loin d?être du gâteau. Arif Azaria, qui a eu des rôles difficiles auparavant ? Asambhav, Footpath, Pyaasa, Earth ? a dû faire un effort surhumain pour ce rôle de danseur. «La réalisatrice a proposé ce rôle à de nombreux acteurs avant moi. Mais ils ont tous refusé. C?est vrai que j?ai réfléchi à deux fois avant d?accepter mais je reste persuadé qu?un véritable acteur doit pouvoir tout faire, même jouer le rôle d?une femme.»
L?acteur a dû s?entraîner pendant quelques semaines pour pouvoir danser le bharata natyam. Cela n?a pas été une mince affaire.
«Les règles du bharata natyam sont rigides. Au moindre écart on est immédiatement repris. Pour maîtriser cette danse, il faut commencer très jeune pour que le corps s?adapte. J?ai pris des cours pendant cinq mois auprès d?un danseur extrêmement doué à Bombay. C?était vraiment dur,» confie Arif Zakaria.
Est-ce que l?acteur a continué à s?intéresser à cette danse après le film ? L?acteur a cessé de danser le bharata natyam. Car selon lui, pour danser le bharata natyam pendant des années, il faut s?imprégner de cette culture, adhérer complètement à cet art.
Pamela Rooks, la réalisatrice de Dance like a man a pensé à d?autres acteurs pour son film. Mais comme ils ont tous décliné son offre, le dernier espoir de Pamela Rooks résidait en Arif Zakaria.
«Comme personne ne voulait accepter ce genre de rôle, j?ai même à un moment penser engager un danseur professionnel. Mais ce que je recherchais c?était un acteur avant tout qui maîtrisait le bharata natyam. Heureusement qu?Arif Zakaria a accepté, sinon j?aurai abandonné le projet,» confie Pamela Rooks.
Le plus dur pour Arif Zakaria c?était de mettre son ego de côté. «Pour un artiste c?est facile de faire abstraction de son ego mais pour un homme c?est extrêmement difficile. La ligne de démarcation entre un homme et une femme quand il s?agit de danse est très mince. D?ailleurs si vous faites un peu attention, de nombreux acteurs indiens qui dansent dans les films sont, efféminés le temps de la danse. Ils le font inconsciemment,» explique Arif Zakaria.
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