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«Ces moustiques pourraient résister aux insecticides»

4 mars 2006, 00:00

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Très tôt le matin, avant midi et en fin d?après-midi, de 17 heures jusqu?à 20 heures, il faut craindre l?aedes albopictus, vecteur de la maladie du chikungunya. C?est ce qu?indique Rahim Gopaul, entomologiste, lors d?une conférence jeudi dernier.

A hier, 1 360 personnes, étaient infectées par la maladie. Cependant, parole d?expert : «C?est vraiment far-fetched de croire qu?on peut éradiquer ces moustiques.» Aussi connu comme l?Asian Tiger Mosquitoe et contrairement aux deux autres espèces, l?anophèle et le culex, ce type de moustique, est très résistant. «Les mâles meurent au bout de quelques jours tandis que les femelles vivent pendant des mois.»

Et c?est la femelle seulement qui pique. Le moustique, qui pique une personne infectée, ne peut transmettre le virus que dix jours après. L?aedes albopictus a pour habitude de pondre dans les espaces ombragés, les pneus, les troncs d?arbres, les feuilles de songes et de bananiers, les champs de cannes, les cocotiers, bref, dans tout endroit qui contient de l?eau.

Très critique et engagé dans l?éradication de la malaria, Rahim Gopaul soutient : «Il aurait fallu appliquer la loi afin que les toits soient inclinés. Depuis plusieurs années, j?ai aussi attiré l?attention sur les trous d?arrosage un peu partout dans l?île.» Si l?overhead irrigation crée des foyers de moustiques dans les champs de cannes, Rahim Gopaul rassure quant à la pratique du larviciding. «Mais ces moustiques peuvent devenir résistants aux insecticides et c?est cela le danger. »

Une autre famille des moutisques aedes est, elle, vecteur de la fièvre jaune et de la dengue qui ont été éradiquées à Maurice. Rahim Gopaul se souvient de certaines victimes aux Etats-Unis, au Texas, dans le Mississippi et même au Brésil. Au fait, le chikungunya a atteint les rives des Etats-Unis après que des pneus avaient été transportés du Japon. L?aedes y a pondu. Puis il y a eu l?éclosion des ?ufs et on connaît la suite?

Un témoignage très douloureux?.

Un employé du musée de Mahébourg, victime du chikungunya depuis le 15 février et présent à la conférence, a parlé de son calvaire. «Je ne souhaite pas à mon pire ennemi d?attraper cette maladie. Les douleurs sont horribles. Je ne pouvais même pas tourner la clé de ma voiture tant mon poignet faisait mal.» Il a aussi eu de fortes fièvres et des rougeurs. Il a dit souffrir le martyre malgré la prise de médicaments et qu?il peine encore à marcher normalement.

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