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« On va se battre »

12 mars 2005, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

<B> Où en est l?équipe nationale dans sa prépation ? </B>

? J?ai sous la main dix-sept joueuses et on s?entraîne trois fois la semaine. On vient de passer au collectif. D?ici la semaine prochaine, on commencera à jouer des test-matches. Difficile toutefois de trouver des sparring partners dans la mesure où les filles sont en majorité au sein de la présélection. Faute d?équipe féminine, on va se tourner vers les équipes masculines du centre de formation.

Par la suite, l?effectif sera réduit à 14. Et à la fin de ce mois, on finalisera la sélection pour travailler à plein régime les trois semaines avant la compétition.

<B> L?équipe dispose-t-elle des moyens nécessaires pour sa préparation ? </B>

? Ce n?est peut-être pas de mon ressort mais jusqu?ici on a eu tout ce qu?on a demandé.

<B> Avec la présence de la Tunisie et du Cameroun en particulier, Maurice ne sera-t-elle pas contrainte de limiter les dégâts ? </B>

? Je garderai toujours cette image de notre victoire sur l?équipe championne du Cameroun lors de la Coupe d?Afrique des clubs champions en 1997 avec l?Union de Curepipe. Personne ne s?y attendait mais l?Union avait gagné. Ce qui me fait dire que tout est possible en sport. Certes, on ne vise pas la première place mais on peut sortir grandi de ce tournoi. Sur papier, il est vrai que ces deux équipes évoluent plusieurs crans au-dessus. C?est pour cela que nous mettons l?accent sur le collectif. Il faut bâtir un groupe solidaire pour contrer des équipes de ce calibre. Et avec notre public, tout est possible.

<B> Le Cameroun pour un début, c?est l?adversaire que vous souhaitiez ? </B>

? Oui, je préfère démarrer face au Cameroun car certaines des filles connaissent cette équipe pour l?avoir rencontrée en 1997. C?est déjà un bon point, car ce ne sera pas trop l?inconnu. Et puis, ça nous donne le temps de voir jouer l?Ouganda et la Tunisie. Mais il ne faut pas se dire que ce sont forcément les mêmes Camerounaises qu?on avait battues il y a huit ans. Ce pays a connu une progression fulgurante depuis, et il a des expatriées.\

<B> À quoi devrons-nous nous attendre après ce tournoi ? </B>

? Ce genre ce compétition est plus que bénéfique pour notre volley-ball. Il faut miser sur ces rencontres pour que nous bénéficions des frottements qui nous ont longtemps fait défaut. C?est le moyen le plus efficace pour progresser.

<B> Il y a donc de l?espoir pour notre volley-ball féminin ... </B>

? Bien sûr, mais il faut que certaines conditions soient réunies. Il nous faut impérativement un important investissement sur les jeunes.

Je prends pour exemple l?athlétisme et la boxe. Tout au long de l?année, il y a des compétitions pour les petites catégories. Ce qui veut dire que les jeunes sont en permanence en action. Et il n?est point étonnant de voir les boxeurs et athlètes briller sur le plan continental voire mondial.

Il faudrait également retourner à la base. Revenons avec les écoles de volley sous la responsabilité des comités régionaux ou des collectivités locales. C?est faux de dire qu?il n?y a pas de jeunes sur le terrain.

On pourra espérer améliorer les choses seulement si les autorités ont la volonté. On parle de projets mais à ce jour, peu ont été concrétisés. C?est la politique nationale de la formation qu?il faudrait revoir. Il y a également la contribution des clubs. On m?a souvent reproché que l?Union de Curepipe fonctionnait trop comme des pros en s?entraînant cinq à six fois la semaine. Mais si on veut réussir on ne peut faire autrement. Ces Camerounaises qu?on avait battues en 1997, aujourd?hui elles évoluent en Europe. Alors que nos filles partent étudier et par la suite trouvent un petit club pour garder le contact avec leur discipline. ll y a nuance.

On se contente de faire le maintien trois fois la semaine. Tandis que les autres pays ne chôment pas entre-temps. On est loin du compte.

<B> Y a-t-il une chance que cette génération de joueuses fasse la route ensemble jusqu?aux Jeux des îles de 2007 ? </B>

? Certaines d?entre elles vont s?arrêter dans pas longtemps. Pour constituer la présélection, on s?est tourné vers des jeunes mais force est de constater qu?elles ne sont pas encore prêtes pour ce niveau. Charlène Fleuri et Sandrine Jery sont les seules du CNFVB qu?il nous reste. Si on est arrivé à ce stade c?est aussi parce que les équipes du centre n?ont plus ces frottements avec l?étranger comme c?était le cas avant.

L?ancienne génération du CNFVB participait à des tournois à l?étranger et n?attendait pas la CJSOI pour se mesurer avec les autres pays. Faute d?échange, voilà en quelque sorte le résultat.

?Je garderai toujours cette image de notre victoire sur l?équipe championne du Cameroun lors de la Coupe d?Afrique des clubs champions en 1997 avec l?Union de Curepipe. Personne ne s?y attendait mais l?Union avait gagné. Ce qui me fait dire que tout est possible en sport.?

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