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« Une fois, le seuil de tolérance dépassé, l'individu exprime son indignation »
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« Une fois, le seuil de tolérance dépassé, l'individu exprime son indignation »
Quelle est la différence entre tolérance et acceptation ?
D?abord, tout dépend de ce que l?on peut mettre sous les termes acceptation et tolérance. L?acceptation implique le fait d?accepter quelque chose, d?y consentir alors que la tolérance, c?est à la fois la liberté (limitée) qui nous est accordée par d?autres et le respect par soi de la liberté de ces mêmes autres.
Est-ce que le fait d?être conciliant est un signe de faiblesse, un manque d?estime de soi ?
Le fait d?être conciliant peut être interprété différemment selon le contexte et la relation que l?on a avec l?individu que l?on tolère. Dans un contexte amical et familial, être conciliant peut surtout être un comportement qui cherche à éviter le conflit ou tout simplement à ne pas blesser l?autre. Dans un cadre plus officiel, au travail par exemple, être conciliant peut avoir d?autres implications ? le fait d?être rejeté car on fait le/la difficile, la peur d?être recalé par le chef, d?être étiqueté?
Il est clair que tolérer dans certains cas, c?est aussi maintenir une situation affective ou professionnelle donnée. Il est difficile de parler simplement de faiblesse, car toute confrontation implique des modifications que l?individu ne pourrait pas totalement maîtriser.
Est-ce qu?à force d?être tolérant, on ne risque pas d?exploser tôt au tard ?
Être toujours complaisant comporte éventuellement le risque que l?on explose à une période donnée. Une fois le seuil de tolérance dépassé, l?individu, dans un moment d?exaspération, exprime son indignation et sa colère et ose enfin la confrontation. La situation est d?emblée différente. D?une situation tendue, on passe au conflit ouvert.
Toutefois, les répercussions peuvent être bénéfiques car finalement, l?individu a pu clairement s?exprimer et mettre ainsi les points sur les « i ». Cela peut être libérateur et annoncer une modification réelle dans la relation où il y a un respect mutuel des limites de chacun.
Mais il arrive que l?individu ne rencontre pas d?adversaire lors du conflit. L?interlocuteur peut faire la sourde oreille et minimiser la confrontation. Dans ce cas-là, l?individu peut en ressortir encore plus frustré, car sa voix n?aura pas été entendue, ce qui veut aussi dire que la relation n?évoluera pas.
LES REPERCUSSIONS PSYCHOLOGIQUES
Une fois de plus, vous venez de tout accepter. Tout en vous maudissant intérieurement pour votre lâcheté et votre manque de courage, vous êtes rongé par la crainte de déplaire, d?être rejeté(e), et de ne plus être aimé(e). Mais sans vous en rendre compte, vous accumulez les choses, vous enfouissez vos sentiments et dégagez indirectement une frustration. Cela peut se traduire par la colère, l?agressivité et même la violence. Liée à une image négative de soi, cette attitude est une façon de se dévaloriser. On en vient à satisfaire l?autre plutôt que soi, persuadé que cela serait égoïste de faire passer ses besoins avant ceux des autres. Ainsi, on ressent de la colère contre soi-même, mais aussi une colère contre la personne qui a su obtenir de nous ce qu?elle voulait. Cela devient alors un obstacle à notre épanouissement personnel.
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