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« Un centre pour responsabiliser créanciers et emprunteurs »

16 octobre 2004, 20:00

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Un centre de médiation des dettes a pour fonction de prévenir le surendettement, d?être un intermédiaire entre le créancier et l?emprunteur. Il responsabiliserait les prêteurs qui ne seraient plus libres d?accorder des crédits à des personnes qui ne sont pas solvables. Ainsi, le consommateur serait protégé.

Comment fonctionnerait ce centre ?

Une loi rendrait obligatoire l?enregistrement de tous les contrats de crédit à la consommation et dettes hypothécaires. Le créancier serait obligé de consulter ce fichier avant de consentir un prêt. Le débiteur n?aurait plus la possibilité de dissimuler les charges auxquelles il doit faire face et les créanciers ne pourraient plus feindre d?ignorer les contrats de crédit déja souscrits par l?emprunteur.

En outre, le centre pourrait appliquer des mesures diverses, propres à faciliter le remboursement des dettes : formation, aide à la gestion d?un budget, recherche d?un emploi...

Qui le gérerait?

Il pourrait y avoir un juge, des hommes de loi, des comptables et des médiateurs répartis dans tous les Citizens Advice Bureaux.

Tous les types de dettes seraient concernés ?

Tous sans exception : crédit à la consommation, dettes hypothécaires, dettes fiscales, dettes à la consommation d?énergie, de soins de santé, etc...

Qui sont les personnes les plus vulnérables face au surendettement ?

Une famille sur trois est surendettée à Maurice. Le crédit facile et la publicité sont des facteurs qui poussent les gens à tomber dans cette spirale. La machinerie du surendettement repose sur le chantage au bonheur, comme l?écrivait quelqu?un. Mais à l?Apea, nous ciblons depuis quelques années les jeunes couples. Pendant leurs premières années de mariage, ils n?hésitent pas à hypothéquer les 10 ou 15 premières années de leur vie conjugale.

C?est sans doute indispensable pour se marier, s?installer, mais ils n?en calculent pas les risques. Il nous faut provoquer une réflexion chez les jeunes et les parents. Notre société leur offre aujourd?hui le crédit facile, sans les prévenir des problèmes qui surviennent après. Nous avons proposé au ministère de la Femme et au diocèse de Port-louis, un conseil gratuit pour les jeunes qui suivent des cours de préparation au mariage.

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