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« Radio One m’offre la possibilité de montrer les autres cordes à mon arc »

26 novembre 2005, 20:00

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Qu’est-ce qui vous amène chez Radio One ?

C’est une évolution. Un changement tout à fait naturel dans mon métier. C’est l’évolution qui m’amène à changer. J’ai plusieurs cordes à mon arc et Radio One m’offre la possibilité de faire autre chose.

Hassen Rojoah peut-il faire autre chose que du Hassen Rojoah ?

Certainement. On ne connaît que le Hassen Rojoah à Radio Plus. Mais on a occulté le Hassen Rojoah qui, à la MBC télé, a fait Parlons-en. On a oublié aussi mon passage à la direction de Top FM. Quand on a appris, comme moi, toutes les ficelles des métiers de l’audiovisuel, on est capable d’évoluer dans les différentes sphères de la radio. J’ai été formé à l’Institut national de l’audiovisuel en France. Ce que je faisais à Radio Plus n’était qu’un aspect de ma personnalité. Il y a d’autres aspects que les auditeurs de Radio One vont découvrir dès janvier.

Concrètement, que venez-vous faire à Radio One ?

Je viens animer la matinale de 6 heures à 9 heures mais en tant que producteur, à travers ma société Copyleft Ltd. C’est-à-dire que je viens avec un programme clé en main. Je n’intègre pas l’équipe de Radio One. Je suis un contractuel. En tant que tel, je réponds au président du conseil d’administration de Viva Voce, c’est-à-dire, à Jean-Claude de l’Estrac. C’est à lui que je dois des comptes. Je viendrai en studio avec mon équipe complète, qui comprend un technicien, un réalisateur et les assistants. C’est un moyen d’offrir une chance aux jeunes talents. Ces jeunes ont déjà une expérience de la radio mais suivent actuellement une formation.

Vous arrivez à Radio One avec une nouvelle étiquette de producteur indépendant. Est-ce une évolution logique pour tout animateur de radio ?

C’est vrai que c’est une première à Maurice mais c’est une pratique courante en France. La production privée est pratiquée par de célèbres animateurs de radios françaises comme NRJ ou Fun Radio, par exemple. C’est un moyen de laisser libre cours à la créativité.

Est-ce un facteur qui a motivé votre venue à Radio One ?

Tout est une question de créativité. Je veux me concentrer sur ce que je sais faire et surtout partager le savoir. Aujourd’hui, la pérennité de la radio n’est pas acquise. Qui va diriger la radio dans quelques années, qui sera animateur ... ?

L’on vous a souvent reproché votre humour ou vos blagues proches de la vulgarité. Etait-ce voulu ?

Evidemment. Ce n’était qu’un rôle. A la radio, il n’est question que de cela. Ce n’était qu’un costume que j’endossais.

Donc, allons-nous découvrir un nouvel Hassen Rojoah ?

La substance Hassen ne change pas. C’est une nouvelle recette qui sera proposée. A Radio One, on appliquera la formule – informer, éduquer et divertir.

Les auditeurs vont apprendre des choses tout en rigolant. L’épine dorsale de ce 6-9, restera le divertissement.

Avez-vous le sentiment que l’auditeur mauricien utilise la radio, cette plateforme d’expression, d’une bonne façon?

Pour bien utiliser ce médium qu’est la radio, il faut qu’il y ait de la substance en retour. Trois ans, c’est peu pour être « fluent » avec la radio. C’est vrai que les auditeurs ont, jusqu’à présent, accaparé la radio. Maintenant, il faut affiner cela. Les auditeurs ont besoin de repères pour utiliser ce médium à bon escient.

Vous avez connu les radios à l’étranger, croyez-vous que nos radios à Maurice sont sur la bonne voie ?

A Maurice, je trouve que nous avons des radios professionnelles. Ici, il y a une structure, c’est organisé. Mais, les auditeurs n’ont pas encore pris leurs repères. Il y a aussi une question de formation du personnel. On a les outils sans les gens formés.

Vous avez fait le tour de toutes les radios de Maurice, ne donnez-vous pas l’impression d’être instable ?

Non. Car je fait le même métier depuis 18 ans. Je n’ai pas connu autre chose. Je ne fais que de la radio. J’ai toujours fait ce métier. Les différentes radios sont différentes plateformes.

Ne craignez-vous pas de décevoir ou de dérouter ces auditeurs qui vous sont fidèles depuis le début ?

Non. Je crois que les gens m’écoutent pour une bonne raison : je délivre un message, une énergie qui leur permet de passer une bonne journée, d’être fiers d’être Mauriciens. Les auditeurs recherchant ce même feeling, me suivront sur Radio One. De plus, quand on connaît son métier, on ne peut pas décevoir les gens. On va bien se marrer.

Dernière question, comment allez-vous vivre sans Mamie Kloun ?

(Rires!) On a donné ses lettres de noblesse à Mamie Kloun. Même à son grand âge, je suis sûr qu’elle peut voler de ses propres ailes. Elle en est capable.

UNE MATINALE RELOOKEE

Dès le 6 janvier, Hassen Rojoah réveillera les auditeurs de Radio One. C’est une formule qui misera sur l’interactivité et le rythme, avec des jeux, des interviews, un zapping radio et un billet d’humeur. Tout en voulant réserver la surprise aux auditeurs, Hassen Rojoah dévoile ses objectifs : « Je veux miser sur le rêve tout en m’amusant avec l’auditeur. Il y aura un petit côté pimenté. » Hassen Rojoah est désormais le premier fournisseur exclusif de contenu à Radio One.

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