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« L?augmentation du taux de criminalité ne date pas de l?arrivée de mon gouvernement »
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« L?augmentation du taux de criminalité ne date pas de l?arrivée de mon gouvernement »
<B>Il a récemment été question de l?éventualité de reprendre de l?Assemblée régionale de Rodrigues la gestion des terres de l?Etat et celle de Redco. Allons-nous vers une remise en cause de l?autonomie ? </B>
J?ai eu une longue rencontre avec le chef commissaire Serge Clair au cours de laquelle plusieurs dossiers ont été abordés. Je pense qu?il y a eu parfois certains malentendus. D?autres réunions sont prévues entre le chef commissaire et le ministre du Logement et des Terres.
<B>Vous semblez convaincu de l?importance du soutien français dans le cadre de notre lobby au niveau de l?Union européenne. Comment expliquez-vous que le prochain ambassadeur mauricien à Paris n?a pas encore été désigné ? </B>
Lorsqu?il n?y a pas d?ambassadeur, cela ne veut nullement dire que l?ambassade ne fonctionne pas. Il faut savoir qu?il y a toute une procédure à respecter. Dans le passé, il y a eu des cas où les noms de personnes pressenties pour servir comme ambassadeurs n?ont pas été retenus par les pays hôtes. De telles situations sont à éviter. Le travail se fait aussi au niveau d?autres ambassades mauriciennes en Europe. Nous avons la chance d?avoir quelqu?un de compétent à Londres en la personne de Mahen Kundasamy.
<B>Le ministre de la Justice a récemment tenu une réunion à laquelle fut convié le Directeur des poursuites publiques. N?existe-t-il pas de risque que cette rencontre soit mal perçue ? </B>
Est-ce que le DPP s?y est rendu ? S?il avait jugé que ce n?était pas correct de sa part, il se serait gardé d?y aller.
<B>Il semble y avoir une détérioration au niveau de la sécurité. Quelle est votre lecture de la situation ? </B>
L?augmentation du taux de criminalité ne date pas de l?arrivée de l?actuel gouvernement. L?ancien régime avait remis en question le programme de formation que nous avions établi pour la force policière et a fait partir le conseiller David Shattock. Voilà le résultat. Lors de ma dernière rencontre avec Nicolas Sarkozy, le ministre français de l?Intérieur, j?ai évoqué la question d?une aide française à la formation de nos policiers.
<B>A la suite du décès en détention policière de Rajesh Ramlogun, plusieurs membres de la MCIT sont sous le coup d?une accusation provisoire de coups et blessures et ont été suspendus de leurs fonctions alors que le responsable de cette équipe est toujours en poste. Ne pensez-vous pas qu?il serait souhaitable pour la sérénité de l?enquête en cours que ce monsieur prenne des vacances en attendant qu?elle se termine ? </B>
Je ne m?ingère jamais dans le travail quotidien de la police et je laisse au commissaire le soin de s?en occuper. De toute façon l?enquête sera bientôt bouclée.
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