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« L?ancienne équipe a répondu à la pression du public »

27 août 2006, 00:00

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<B>Comment et pourquoi l?Icac a-t-elle saisi le dossier de l?affaire MCB-NPF ? </B>

D?abord, je précise que je ne suis resté que six mois à l?Icac. Cela dit, c?est à cette période que le dossier MCB-NPF est arrivé à la commission. La question avait été soulevée à l?époque : est-ce que cela relevait de la juridiction de l?Icac ? D?habitude, les affaires de fraude et de crimes fiscaux relèvent de la Fiscal Unit et de la police. L?Icac se penche sur les délits de corruption et de blanchiment d?argent après que la loi est amendée. Elle a été amendée à ce sujet à présent et l?Icac peut commencer une enquête, sans avoir à attendre une recommandation de la Financial Intelligence Unit.

Si l?Icac s?est saisie du dossier, c?est parce que la commission suspectait des cas de corruption et de blanchiment d?argent. L?importance de la somme d?argent et sa nature ? l?argent des contribuables ? justifiaient un peu les suspicions de l?Icac. Cette façon de voir les choses et ce jugement reviennent à la commission et ils ont jugé qu?elle pouvait enquêter sur ce dossier. Pour certains, cette décision était discutable, mais la commission l?a prise et le dossier est revenu à l?Icac.

<B>Mais pourquoi et à quel moment l?enquête aurait failli ? </B>

La pression du public était l?un des plus gros problèmes auxquels l?Icac devait faire face. L?Icac disposait de ressources et le public voulait savoir ce qui se passait avec les dossiers. Mais l?ancienne équipe de la commission a répondu à cette pression en pensant qu?elle devait faire quelque chose au plus vite. Et je pense que la source des failles se trouve là. Cette pression s?est matérialisée par une vague d?arrestations provisoires. Toutefois, l?Icac est l?institution qui enquête, alors que la police arrête et le State Law Office poursuit en justice. Et à un moment, ces rôles ont donné lieu à un imbroglio où l?Icac semblait initier et conduire les arrestations. Je ne dis pas qu?elle faisait cela, car légalement elle ne pouvait pas le faire. Mais arrêter quelqu?un simplement sur la base de suspicion, c?est ce que j?appelle « punishment by process » au lieu de « punishment by trial ».

<B>Propos recueillis par A. B. </B>

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