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« La MTPA doit avoir un budget conséquent »

15 avril 2007, 00:00

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Quel bilan faites-vous, près de six mois après l?atterrissage du premier vol de Corsairfly à Maurice ?

C?est très positif. Le tourisme se porte bien. Les chiffres de mars démontrent que le marché français est l?un des principaux moteurs de la croissance du tourisme à Maurice. Nous avons fait voyager 45 000 passagers depuis le premier vol, fin octobre, et notre taux d?occupation moyen cumulé atteint 82 %, malgré une phase de lancement, début novembre avec seulement 60 %.

Sur nos 45000 passagers, 86 % ont acheté un package. Notre orientation était, dès le départ, d?en vendre en priorité. Et on peut dire que c?est une réussite car on ne vend que 14 % de vols secs.

Nous avons aussi ouvert la ligne Lyon-Maurice et 20 % des passagers que nous avons transportés ont embarqué à Lyon. Cela nous conforte dans l?idée qu?il existe bel et bien un marché régional en France pour l?île Maurice, avec des vols directs. Nous envisagerons des lignes supplémentaires au départ d?au-tres régions de France.

Il reste maintenant à relever le défi de la basse saison?

Notre engagement c?est d?être présents douze mois. Il est donc fondamental de vendre des places et de remplir les hôtels en basse et moyenne saisons. Nos ventes pour le printemps en France sont multipliées par trois. Nous affichons un taux d?occupation excellent pour avril-mai, de l?ordre de 80 %. Nous démontrons par là que le potentiel de croissance touristique à Maurice se trouve aussi en basse saison.

Quelle nouvelle phase de développement le groupe Nouvelles Frontières envisage-t-il à Maurice ?

Nous recherchons activement à implanter un deuxième hôtel Paladien, qui serait de la catégorie quatre-étoiles plus. Cela pourrait aussi bien se faire à travers une formule de construction ou de reprise d?un hôtel qui existe déjà.

Les derniers chiffres des arrivées touristiques sont très encourageants. Diriez-vous que votre groupe y a con-tribué de manière significative ?

Oui. Les chiffres du cercle d?études des tour-opérateurs en France démontrent que 8 000 packages supplémentaires ont été vendus sur Maurice jusqu?à fin février. Et Nouvelles Frontières a écoulé 5 000 de ces packages. Nous estimons que 80 % de la progression du marché français est directement imputable à l?action des tour-opérateurs du groupe Nouvelles Frontières. Nous sommes incontestablement un des vecteurs de croissance.

Nouvelles Frontières mène une campagne de publicité mettant en scène des paysages locaux et votre hôtel « Pala-dien ». C?était un coup de pouce à la promotion de la destination Maurice ?

Que rêver de mieux pour promouvoir des destinations vacances au soleil ? Il y a deux spots, l?un orienté vers le séjour familial, qui a été tourné au Paladien, et un autre autour de la découverte réalisée avec des images d?excursions au centre de l?île.

Ce qui démontre que Maurice offre de multiples facettes pour un voyage. Le pays donne la possibilité de visualiser les deux grandes demandes du marché français : le séjour familial et le séjour découvertes.

Le budget de la « Mauritius Tourism Promotion Authority » (MTPA) va être réduit substantiellement. Votre groupe se propose-t-il d?aider à l?effort de promotion ?

Je comprends qu?il y a des arbitrages budgétaires à faire. Mais je pense que la MTPA doit avoir un budget conséquent et régulier qui lui permette d?atteindre les objectifs fixés pour 2015. Vos acquis sont fragiles. Toutes les destinations sont en compétition. Le consommateur est « zappeur », il change facilement d?avis sur l?endroit de ses vacances. Beaucoup de pays dépensent des sommes considérables pour faire de la promotion.

Mais je précise que, quelle que soit l?orientation du budget de cette année, nous maintenons 100 % des actions prévues. Nous les financerons en totalité ou en partie s?il le faut, en dépit du fait que la MTPA ne pourra accompagner ces plans. C?est notre forme de contribution.

Propos recueillis par Rabin BHUJUN.

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