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« La loi devra être respectée »
Les balises pour la couverture radiophonique des élections, proposées une première fois par l?Independent Broadcasting Authority (IBA), ont été rejetées. L?heure est aux consultations entre l?instance régulatrice, l?Independent Broadcasting Authority et les dirigeants des radios privées et publiques de l?île. Abdul Cader Kalla, président du conseil d?administration de l?IBA, explique la manière dont elles ont été élaborées et leur importance.
<B>Vous attendiez-vous à ce type de réaction des radios privées? </B>
- Personnellement, je ne m?attendais pas à ce genre de réactions. Je croyais que les gens en exercice étaient rodés et qu?ils comprendraient. Dans le jargon audiovisuel, cela s?appelle un cue format. Ce qui est arrivé, c?est que les radios privées se sont dit que l?IBA empiétait sur leur indépendance éditoriale. Il y a aussi eu une rencontre qui a fait que l?on a associé l?IBA à un parti politique.
<B>Quelle a été la procédure qui a mené à l?élaboration de ces balises ? </B>
- Dans des élections, il y a des fondements essentiels qui sont qu?elles doivent être free and fair. Il faut savoir être équitable. Il y a une différence entre être équitable et être égal qu?il faut connaître. Le jugement est alors subjectif. Des paramètres doivent alors être fixés. Il faut des candidats qui viennent parler de leur programme, de leurs aspirations et de leurs visions du pays. Il y a, en plus, différents aspects techniques à prendre en considération. Une éthique devait être mise sur pied. Dans tous les pays, cela se passe comme ça.
<B>Pourquoi l?IBA a-t-elle mis autant de temps pour préparer les balises ? </B>
- Quand les radios ont obtenu leur licence, on leur donne un pamphlet qui s?appelle Copy of general conditions attached to the radio licences. En page 4 dans la section 18 des conditions spéciales, il est clairement dit que les radios et télés doivent se rencontrer et proposer des balises notamment sur les techniques à être utilisées. Elles devaient aussi définir leur programming editorial standards. Il fallait qu?elles nous les communiquent quinze jours avant de faire du political broadcasting. Le comité est mandaté par la loi pour prendre cela en considération pour faire les balises. Nous avons attendu. Puis nous leur avons demandé ce qu?elles voulaient faire. Nous ne demandions pas une liste de programmes. Avec les développements, on ne peut faire des balises deux mois à l?avance. Maintenant, on est tombé d?accord sur le fait qu?il faut apporter des changements. Mais cette fois, les nouvelles balises seront définitives. Ce sera la loi.
<B>Les radios ont déjà commencé à diffuser des programmes sur les élections. Que pensez-vous de ce qui se fait actuellement ? </B>
- Elles sont en train de bien faire surtout quand on les voit qui chronomètrent le temps accordé à chaque intervenant. Les balises, dont nous parlions, ont été appliquées d?une certaine manière. Nous voulons qu?il y ait une auto-régulation des radios.
<B>Les radios ont-elles fauté en attendant que l?IBA propose des guidelines au lieu que cela se fasse dans le sens inverse ? </B>
- Je ne crois pas. Elles se sont bien conduites, hormis ces petits hic. Dans ce pays, les gens d?en haut réalisent que nous sommes dans un pays de droits. Les politiciens savent que l?IBA est indépendante et qu?ils ne peuvent la bousculer. Mais il y a parfois des parades à faire.
<B>Des parades telles que des rencontres avec des politiciens? </B>
- A l?IBA, les stakeholders sont les radios privées et la MBC. On ne peut pas aller rencontrer des politiciens. A la MBC, ils seront obligés de se rencontrer pour tomber d?accord sur le temps d?antenne. Si on vient nous voir, on les reçoit mais on ne va pas les chercher.
<B>Qu?attendez-vous des radios durant cette campagne électorale et le jour des élections ? </B>
- Cela a bien commencé, pour la campagne électorale. Il y a des interviews et des débats. Il faut continuer sur cette ligne. Il faut se concentrer sur ceux qui peuvent exprimer leurs idées par rapport à l?avenir du pays. Les années qui viennent seront difficilement économiquement. Cela affectera le social. J?espère que ce sera dans cette ligne. En ce qui concerne le jour des élections, des lois cadres existent déjà notamment en ce qui concerne le périmètre dans lequel les journalistes ne peuvent faire d?interview. La loi devra être respectée.
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