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« Internet, le moyen favori du corrupteur »
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« Internet, le moyen favori du corrupteur »
Acculer les corrupteurs n?est pas un jeu facile. Surtout avec l?avènement de l?Internet. Pour les traquer, il faut aujourd?hui des instruments légaux et technologiques sophistiqués. Pour cette raison, la lutte contre la corruption n?est pas une bataille qui se gagne en deux ans. Il faut une stratégie à long terme et une pléthore de moyens. C?est ce qu?a déclaré hier le commissaire de l?Independent Commission against Corruption (Icac). Il présidait une cérémonie marquant une collaboration entre l?Icac et l?Union européenne (UE).
La lutte contre la pauvreté se mêle à la lutte contre la corruption, celle-ci étant un frein à la croissance et au progrès économique, a expliqué Navin Beekarry. L?Icac a ainsi organisé une serie d?activités, à savoir le National Youth Forum, le National Integrity Workshop et les Capacity Building Activities pour sensibiliser le public durant les mois à venir.
Il s?agira de conscientiser les jeunes face à ce fléau, de réunir les représentants des différents secteurs pour trouver des solutions contre la corruption et publier des brochures et des posters. Un concours sera également organisé avec les élèves du secondaire. L?initiative de l?Icac est soutenue par l?UE qui y a injecté quelque Rs 514 200 dans le cadre du Micro-Project Programme for Poverty Alleviation de l?Icac.
La conscientisation, a poursuivi le commissaire, est la première arme dans la lutte contre la corruption. « Depuis que nous avons lancé notre campagne en juillet 2003, nous avons touché environ 19 000 citoyens à travers nos ateliers de travail et nos séminaires. »
Selon lui, la corruption est devenue le principal obstacle pour le développement de beaucoup de pays. « La corruption et le blanchiment d?argent représentent un phénomène international et nous concernent tous. C?est la raison pour laquelle il est essentiel d?avoir l?aide de l?étranger pour aider les institutions telles que l?Icac. » Pour Navin Beekarry, la coopération UE-Icac est le témoignage de la volonté de lutter contre la corruption.
Juan Carlos Rey, chef de délégation de l?UE, a pour sa part fait ressortir qu?il apporte tout son soutien à l?Icac. Malgré les critiques contre cette institution, la priorité doit rester la lutte contre la corruption et l?UE apportera toute son expérience dans ce projet, a souligné le chef de la délégation de l?UE.
Ce dernier dit également partager l?opinion du commissaire à savoir que ce sont les plus pauvres qui sont les victimes de la corruption. « Aujourd?hui nous devons établir des liens avec toutes les instances pour le développement de la bonne gouvernance et la lutte contre la pauvreté.»
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