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« Douch », un bourreau face à la justice

25 novembre 2007, 00:00

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Le tribunal spécial parrainé par les Nations unies afin de juger d?anciens responsables Khmers rouges a ouvert, le 20 novembre à Phnom Penh, sa première séance publique. Au cours de cette séance, l?ancien commandant d?un centre de torture, Kaing Guek Eav, alias « Douch », devait demander à être libéré. Il a dirigé le tristement célèbre centre d?interrogatoire de Tuol Sleng (« S-21 »), où plus de 16 000 hommes, femmes et enfants avaient été torturés et tués sous le régime ultra-communiste des Khmers rouges (1975-1979).

« Douch » est arrivé au tribunal, escorté par deux gardes de sécurité. Il est apparu en bonne santé et s?est rapidement assis avec ses deux avocats, tandis que des dizaines de photographes immortalisaient l?événement. Il s?est ensuite levé, joignant les paumes de ses mains dans un geste quasi-religieux, alors que les juges lui posaient les premières questions.

« Douch » est le premier parmi cinq suspects à avoir été mis en examen pour « crimes contre l?humanité » par le tribunal spécial à participation internationale.

« Cette première audience [publique] revêt une signification importante », alors que le Cambodge ne s?est pas encore véritablement penché sur cette sombre période de son histoire, a expliqué un porte-parole du tribunal, Reach Sambath. Plus de deux millions de personnes auraient trouvé la mort, au nom d?une idéologie mêlant maoïsme et nationalisme. Les Khmers rouges ont fait régner la terreur il y a trois décennies au Cam-bodge, vidant les villes au profit des campagnes, imposant le travail forcé et éliminant tout opposant.

© Le Nouvel Observateur

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