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Une lauréate à la croisée des chemins

Alisha Vencatasamy veut «transformer des idées en solutions réelles»

21 avril 2026, 15:03

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Alisha Vencatasamy veut «transformer des idées en solutions réelles»

■ Alisha Vencatasamy, 19 ans, lauréate de la filière scientifique, du collège Queen Elizabeth.

Devenir lauréate est souvent le but ultime des étudiants mauriciens. Et après ? Que se passe-t-il une fois l’heure de gloire dans les médias et auprès des proches passée ? Une lauréate du Queen Elizabeth College de la cuvée 2025, Alisha Gita Vencatasamy, 19 ans et primée dans la filière scientifique, explique comment s’écrit la suite de son histoire : elle va se lancer dans des études de mécanique et de robotique pour éclairer notre lanterne.

Si elle avoue avoir trimé pour briller, elle conseille un «juste milieu à trouver» entre le dur labeur et une vie paisible. «Beaucoup pensent que j’ai eu un parcours extrêmement difficile, fait uniquement de travail intense, jour et nuit, en étant toujours plongée dans mes livres. Eh bien, c’est vrai... mais pas totalement. Oui, le parcours était exigeant, mais ce qui a fait la différence, c’est que j’ai su trouver un équilibre entre ma vie académique et ma vie personnelle», confie-t-elle. Et quelle serait donc sa recette ? «Mon véritable point d’ancrage,mon juste milieu,a été ma famille et ma vie à l’école. Ma famille ne se limite pas seulement à mes parents, mon frère et ma sœur, mais s’étend à toute la famille Vencatasamy. C’est auprès d’eux que j’ai toujours trouvé du réconfort, la joie et de la force, surtout dans les moments difficiles», raconte Alisha.

Elle a aussi enchaîné moult activités parascolaires, notamment les majorettes, le badminton et le Club Interact. «Ces moments m’ont apporté un réel équilibre et m’ont permis de ressentir de la joie, même en période de stress académique. Si le badminton m’a permis de rester active, ça m’a aussi aidé à développer ma discipline et mon esprit de compétition.J’aime beaucoup lire, en particulier des romans de fantasy et de mystère, qui stimulent mon imagination et ma réflexion», précise la lauréate, qui utilise aussi la musique pour se détendre et se recentrer. Ne pas avoir tout le temps la tête dans le guidon est donc aussi fortement recommandé pour ceux qui préparent leurs examens de fin d’année.

Passionnée de mécanique et de robotique

Mais pourquoi cette étudiante du Queen Elizabeth College opte-t-elle pour la mécanique et la robotique ? «Depuis toujours, je suis passionnée par la physique et les mathématiques. Ces matières m’ont appris à comprendre le monde de manière logique et structurée. En explorant les différents domaines de l’ingénierie, je me suis naturellement orientée vers la mécanique et la robotique. Ce qui m’a particulièrement attirée, ce sont les nombreux mécanismes qui nous entourent au quotidien et la manière dont ils fonctionnent.» De la théorie à la pratique, il n’y a qu’un pas : «Je suis fascinée par l’idée de pouvoir concevoir et construire quelque chose d’utile de mes propres mains. Pour moi, ces domaines ne sont pas seulement théoriques, mais très concrets :ils permettent de transformer des idées en solutions réelles.»

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Des domaines qui peuvent s’intégrer aux réalités de l’île Maurice de demain ? «Aujourd’hui, la technologie prend de plus en plus d’ampleur à Maurice et cette évolution ne fera que s’accélérer dans les cinq à dix prochaines années», prédit l’une de celles qui pourraient représenter l’élite du pays demain. De quoi ouvrir le champ des possibles, sur le plan professionnel aussi. «Ce qui est particulièrement intéressant avec la mécanique et la robotique, c’est qu’elles ouvrent des portes dans de nombreux domaines : l’environnement, la médecine, l’industrie ou encore les énergies renouvelables.À l’avenir, ces domaines pourraient jouer un rôle clé dans le développement de solutions locales, adaptées aux besoins de la population mauricienne.»

Et comment Alisha Vencatasamy voit-elle sa place dans la société mauricienne ? «Qui sait ? Si je reviens à Maurice avec un diplôme en mécanique et en robotique, j’aimerais contribuer à développer des solutions technologiques innovantes, que ce soit pour améliorer la qualité de vie des citoyens ou pour protéger notre environnement.» C’est tout ce qu’on lui souhaite, pour que le monde de demain garde un visage humain en dépit des avancées technologiques.

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