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Violences domestiques
4 888 cas recensés en huit mois
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Violences domestiques
4 888 cas recensés en huit mois
■ Lever la main sur quelqu’un n’est jamais la solution.
De janvier à août, 4 888 cas de violences domestiques ont été recensés par le ministère de l’Égalité des genres, dont 4 312 concernant des femmes. En 2025, le total s’élevait à 7 562. À Rose-Hill, La Gaulette et La Cure, trois affaires rapportées à la police illustrent les violences présumées qui peuvent survenir au sein du foyer.
Derrière les chiffres, il y a des femmes qui disent avoir vécu dans la peur, subi des coups ou été menacées par des personnes de leur entourage. À Rose-Hill, une femme de 46 ans affirme que son époux l’a empêchée étouffée avant de la frapper. À La Gaulette, une femme de 26 ans rapporte plusieurs agressions présumées de son compagnon. À La Cure, une retraitée de 71 ans dit craindre pour sa vie face aux menaces de son fils.
Ces trois affaires ne représentent qu’une partie des situations de violences domestiques signalées à Maurice. Selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Égalité des genres et du bien-être de la famille, 4 888 cas de violences domestiques ont été recensés entre janvier et août 2026. Parmi eux, 4 312 concernaient des femmes, contre 576 d’homes. Les femmes représentent ainsi environ 88 % du total enregistré sur cette période.
En 2025, les statistiques faisaient état de 7 562 cas, dont 6 478 concernant des femmes et 1 084 des hommes. Le total était de 5 758 en 2024, avec 4 988 femmes et 770 hommes.
Les données montrent également des fluctuations au cours des années précédentes. En 2023, 7 177 cas avaient été recensés, dont 5 729 concernant des femmes et 1 448 des hommes. En 2022, le total atteignait 5 381, comprenant 4 420 femmes et 961 hommes.
Les chiffres des huit premiers mois de 2026 ne couvrent toutefois pas une année complète. Ils ne permettent donc pas, à eux seuls, d’affirmer que le bilan annuel sera supérieur à celui de 2025.
Il l'aurait empêchée de respirer À Rose-Hill, une femme de 46 ans affirme avoir été agressée par son époux, âgé de 50 ans, à la suite d’une discussion. Selon sa déposition, celui-ci lui aurait saisi la main droite et l’aurait tirée jusqu’à la chambre avant de la pousser sur le lit. Elle affirme qu’il aurait ensuite placé sa main avec force sur son nez, l’empêchant de respirer, avant de lui asséner une gifle qui lui aurait fait saigner du nez.
La plaignante soutient que ce n’est pas la première fois que son époux la menace de lui faire du mal. Elle dit craindre pour sa sécurité. Le jeudi 15 octobre, après avoir ressenti de vives douleurs, elle s'est rendue à l’hôpital. Elle avait auparavant reçu un Formulaire 58 à l’hôpital Victoria, à Candos.
À La Gaulette, une femme de 26 ans affirme avoir subi plusieurs agressions de la part de son compagnon, âgé de 44 ans. Selon sa déposition, les faits se sont produits à plusieurs reprises entre le 13 et le 15 octobre, à la suite d’une dispute. Son compagnon lui aurait donné des gifles, des coups de poing au visage ainsi que des coups de pied sur différentes parties du corps. Elle affirme également avoir été agressée de nouveau le 16 octobre.
Blessée à l’œil droit et souffrant de douleurs sur tout le corps, elle a été accompagnée par la police à l’hôpital Dr Yves Cartin, à Rivière-Noire, puis à l’hôpital Victoria pour des examens et des soins. Au moment du signalement, elle y était hospitalisée.
La peur face à son propre fils
À La Cure, une retraitée de 71 ans affirme avoir été poussée par son fils, âgé de 52 ans, à leur domicile, le lundi 19 octobre. Selon sa déposition, elle serait tombée après qu’il l’a poussée des deux mains. Elle affirme qu’il l’a ensuite menacée.
La septuagénaire soutient que son fils l’insulte régulièrement et la menace de mort. Elle attribue son comportement à sa consommation excessive d’alcool. Craignant pour sa vie, elle a déclaré ressentir des douleurs sur tout le corps et souhaiter être examinée par un médecin.
Trois situations différentes, mais une même inquiétude : celle de femmes qui disent ne plus se sentir en sécurité au sein de leur propre famille. Si les statistiques donnent une indication de l’ampleur des violences domestiques recensées, ces témoignages rappellent que derrière chaque signalement se trouve une personne confrontée à une situation qui peut affecter son intégrité physique et son sentiment de sécurité.
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