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A Pointe-aux-Piments : il avoue avoir brûlé vive sa femme et d’avoir prémédité le crime

1 mai 2012, 20:00

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A Pointe-aux-Piments : il avoue avoir brûlé vive sa femme et d’avoir prémédité le crime

Le boutiquier Roshan Doobraz a admis avoir tué son épouse. Il déclare qu’elle ternissait sa réputation en sortant le soir sans le prévenir. Le fait qu’elle soit partie assister à un rassemblement politique le 1er mai sans l’en informer l’a poussé à commettre l’irréparable.

Roshan Doobraz est passé aux aveux. Il a avoué avoir prémédité le meurtre de son épouse, Shirley, 32 ans, aux petites heures du matin, le mercredi 2 mai 2012. Le boutiquier participe depuis 18 heures, ce mercredi  à une reconstitution des faits à son domicile, à Pointe-aux-Piments Agé de 30 ans, Roshan Doobraz explique avoir tué sa femme car, selon lui, elle était en train de ternir sa réputation dans la localité. Il déclare qu’elle était perçue dans ce village comme une personne de petite vertu et qu’elle sortait souvent le soir sans l’en informer où elle se rendait.

Ce mardi 1er mai, dit-il, elle est partie à un rassemblement politique sans l’avertir. Le laissant seul avec leur bébé d’un an. Elle est rentrée vers les 18h30, ivre-morte. Il a profité qu’elle soit dans un état second pour l’asperger d’essence.

Le boutiquier ajoute que quand il s’est assuré qu’elle était morte, il a alerté les secours peu après minuit, soutenant que sa femme s’était suicidée. Mais des éléments contradictoires dans son récit ont poussé la CID du Nord à approfondir  ses investigations.

Quand les hommes du chef inspecteur Sailesh Kumar Behary ont débarqué sur les lieux du crime, Roshan Doobraz a soutenu que sa femme s’est immolée dans leur chambre à coucher. Il raconte qu’il est alors parti mettre leur bébé à l’abri. Il dit avoir aussi emporté le gallon d’essence qu’elle avait utilisé.

Or, le chef du service médico-légal, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, n’a décelé aucune trace de départ de feu dans la chambre à coucher. Secundo, les enquêteurs ont aussi appris que le boutiquier avait acheté de l’essence la veille.

Interrogé sur ce détail, Roshan Doobraz a soutenu avoir pris de l’essence pour un proche dont la motocyclette était en panne sèche. L’alibi n’a pas tenu longtemps. D’’autant que l’autopsie a révélé que la malheureuse est morte asphyxiée, bien que son cadavre fût carbonisé à 100%.

Le mari devra comparaître en cour de Mapou dans la matinée du jeudi 3 mai 2012 pour répondre à une accusation de meurtre.

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