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Polémique : l’ex-patron d’Air France renonce à des vacances quasi gratuites à Maurice

14 février 2012, 20:00

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Polémique : l’ex-patron d’Air France renonce à des vacances quasi gratuites à Maurice

Les employés d’Air France qui se retrouvent dans l’incertitude après l’annonce d’un plan de restructuration ont vivement réagi face aux largesses auxquelles ont droit les anciens dirigeants de la compagnie. Ils ont ainsi poussé Pierre-Henri Gourgeon (photo) à payer de sa poche un voyage à Maurice.

Il devait venir en vacances à Maurice accompagné de sa femme et de deux de leurs proches. Après avoir bénéficié d’un forfait d’Air France à un prix défiant toute concurrence. L’ancien directeur général du transporteur français s’est vite ravisé face aux vives protestations des employés qui doivent, eux, faire face à un plan d’austérité avec, notamment, une réduction des facilités de voyage pour le personnel.

Pierre-Henri Gourgeon et sa femme avaient réservé leurs places en classe d’affaires sur vol pour Maurice à quasiment Rs 900 le billet. Deux des leurs proches devaient également bénéficier d’un traitement spécial d’Air France. Ce qui a causé l’émoi des employés qui consentissent, eux, à des coupes drastiques de leurs allocations de voyage.

Ce sont les dirigeants syndicaux d’Air France qui se sont chargés d’ébruiter l’affaire qui a débouché sur une polémique dans la presse française. Pierre-Henri Gourgeon a donc dû renoncer à ses privilèges pour le moins indécents en cette période de crise.

« Afin de clore cette polémique inutile, j’ai décidé de renoncer, pour ce voyage, aux billets à tarifs préférentiels auxquels j’ai droit comme l’ensemble des anciens dirigeants de la compagnie », a-t-il déclaré à l’Agence France Presse (AFP) ce mardi 14 février.

Air France a présenté, en début d’année, un plan de réorganisation de ses activités, accompagné de mesures d’urgence de coupe dans les dépenses. Il s’agit, entre autres d’économiser deux milliards d’euros, soit Rs 75 milliards sur les trois ans à venir. Notons qu’à Maurice aussi, le débat porte sur les privilèges accordés aux dirigeants d’Air Mauritius, les comptes de la compagnie étant dans le rouge.

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