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Le nouveau gouvernement égyptien a prêté serment
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Le nouveau gouvernement égyptien a prêté serment
Le maréchal Tantaoui, qui préside le Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir en Egypte, a indiqué que le  nouveau gouvernement qui, a prêté serment mercredi,  aura plus de pouvoir que le précédent.
Le maréchal Hussein Tantaoui a promis de transférer une partie des pouvoirs exécutifs du CSFA au Premier ministre Kamal el-Ganzouri, âgé de 78 ans. Ce dernier avait servi comme chef de gouvernement dans les années 90, pendant la présidence d''''Hosni Moubarak. Les militaires n''ont pas précisé quels nouveaux pouvoirs aurait le nouveau gouvernement, mais ils ont fait savoir qu''ils continueraient à contrôler la Justice et les forces armées.
Le Conseil suprême des forces armées est au pouvoir depuis la démission du président Hosni Moubarak sous la pression de la rue en février dernier. Mais aujourd''hui, de nombreux manifestants veulent que le CSFA cède le pouvoir à une direction civile.
Par ailleurs, le CSFA a annoncé mercredi qu''il nommerait un conseil pour superviser la rédaction d''une nouvelle Constitution.
En théorie, la future Assemblée populaire issue des législatives en cours doit former une Constituante de 100 membres pour rédiger la nouvelle loi fondamentale. Mais, alors que la première phase des élections a montré la domination des partis islamistes, l''armée estime que la prochaine chambre basse du Parlement ne sera pas assez représentative et indépendante pour superviser la rédaction de la Constitution. Les progressistes et les militaires craignent que les islamistes radicaux n''exercent une trop grande influence sur le processus. "Le Parlement ne représente pas toutes les composantes de la société", a déclaré le général Mukhtar Mulla, membre du CSFA. Il a précisé que la Constitution devait refléter l''ensemble du pays et pas uniquement la majorité parlementaire.
Victoire des Frères musulmans
Le Parti liberté et justice (FJP) a remporté la majorité des duels de second tour de la première phase des élections législatives, qui s''étendront jusqu''au mois de janvier, a annoncé dans la soirée ( mercredi) la commission électorale égyptienne. La participation a toutefois fortement reculé, avec seulement 39% de votants cette semaine  contre 52% lors du premier tour, le mois dernier. Le FJP a remporté 24 des 44 sièges attribués, et ses alliés en ont pris quatre autres.
 Le décompte des bulletins a été suspendu pour huit autres sièges en raison de recours légaux, mais le FJP a indiqué s''attendre à en gagner six. Avec les deux sièges obtenus au premier tour, le FJP détiendrait 36 des 56 sièges en lice dans cette première phase pour ce qui concerne le scrutin majoritaire uninominal.
Les islamistes modérés sont également arrivés en tête du scrutin de liste, avec un peu moins de 37% des suffrages exprimés. Les salafistes du parti Al Nour ont créé la surprise en prenant la deuxième place (24%). Les libéraux du Bloc égyptien sont crédités de 13% des suffrages.
Les élections législatives, premier scrutin de l''après-Moubarak, sont organisées en trois phases, selon un système complexe de répartition des 498 sièges de la future Assemblée du peuple. Les deux tiers des députés sont élus au scrutin de liste à la proportionnelle le tiers restant est désigné au scrutin majoritaire à deux tours.
Un porte-parole du parti salafiste, Abdel Moneim el Shahat, a par exemple été battu à Alexandrie par un candidat du FJP, rapporte la presse. Il avait suscité la polémique en suggérant que la démocratie était "haram" (interdite) et que les statues des pharaons devraient être recouvertes ou détruites car symboles d''idolâtrie.
L''élection présidentielle aura lieu en juin. Cette élection doit marquer la fin de la période de transition entamée avec la chute, le 11 février, du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de 30 ans.
(Sources : Associated Press & Reuters)
 
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