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Les employés de la Sentinelle font une "Standing ovation" à Jean-Claude de l’Estrac
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Les employés de la Sentinelle font une "Standing ovation" à Jean-Claude de l’Estrac
Ambiance empreinte d’émotion à la fête de fin d’année du groupe La Sentinelle, à l’Aventure du Sucre, le lundi 5 décembre. Les employés disaient au revoir à Jean-Claude de l’Estrac (à g.) qui quitte l’entreprise bientôt.
Les employés et le conseil d''''administration du groupe La Sentinelle ont rendu un vibrant hommage à Jean-Claude de l''Estrac, à l''Aventure du Sucre, ce lundi 5 décembre.  Après vingt-cinq ans passés au sein de d’entreprise, où il a occupé différentes fonctions, le président du conseil d''administration prend sa retraite.
En effet, c''est le 1er mai 1968 que Jean-Claude de l''Estrac, alors âgé de 20 ans, entre à l''express. "Jean-Claude était un cadeau de Pierre Renaud", dira le Dr Philippe Forget, le premier rédacteur en chef et directeur  de l’express, dans un court métrage réunissant les témoignages de plusieurs collaborateurs du président du groupe La Sentinelle. 
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Ce document realisé par le cinéaste Selven Naidu permet d''avoir une idée du souvenir que laisse le patron de la Sentinelle auprès des employés de la compagnie. Nostalgie, admiration, fascination, crainte sont les sentiments exprimés. Toutefois deux facettes de l’homme reviennent dans tous les témoignages : le visonnaire et l’homme de rigueur.
Prenant la parole après la projection du documentaire, Jean-Claude de l''Estrac s''est remémoré ses débuts à l''express, « après un plat de « mine bouillie » au Restaurant Ciel Bleu en compagnie de Lindsay Rivière, alors journaliste à l’express. 
"J''ai tout appris de La Sentinelle. L’express a été mon université et le Dr Forget mon maître », a déclaré le patron de La Sentinelle. Et Jean-Claude del’Estrac de confier que sous la férule du Dr Philippe Forget, il a « appris un métier, découvert l’amour du pays et a été poussé à un engagement civique. »
Il souhaite que les employés se souviennent de lui comme lui il se rappelle du Dr Forget : un mentor. «  Vos succès seront la mesure de ma réussite », a-t-il lancé aux employés réunis sous le chapiteau à l’Aventure du Sucre.
C’est effectivement l’image que Denis Ithier, le directeur général du groupe de presse, garde du président de la Sentinelle. «  Jean-Claude de l’Estrac m’a façonné et il a fait de moi un manager qui a un amour pour le journalisme », dit-il.
Auparavant, Denis Ithier avait tenu à faire le bilan de l’année 2011 pour le groupe. «  L’express a payé le prix de l’indépendance. Le journal est et restera une cible pour ceux qui n’acceptent pas la liberté de penser et de dire », a-t-il affirmé. Le directeur général de La Sentinelle a révélé que le boycott du journal par le gouvernement a causé un manque à gagner de Rs 70 millions. Il a exhorté ses collègues à davantage de cohésion au sein du groupe. « Il ne faut pas se tromper d’adversaire. N’oubliez pas que nous sommes tous de La Sentinelle. Les autres, eux, ne l’oublieront pas. »
Il échut à Philipe Forget jr, membre du conseil d’administration de La Sentinelle, de conclure la partie  protocolaire de l’événement. Il a rappelé la contribution de Jean-Claude de l’Estrac au développement du groupe La Sentinelle. "La  diversification des produits, la publication des magazines, l''implantion régionale, le passage au numérique, tout cela c''est Jean-Claude", a-t-il dit.
Philipe Forget jr  a rappelé que l’express était une idée qui est devenue un projet avant d’être transformée en sacerdoce. Un rappel qui fait écho à la définition d’un journal donnée par le plasticien Nirmal Hurry et inscrite sur une oeuvre offert à Jean-Claude de l’Estrac. « Un journal, c’est une affaire de sueur, de cœur et de labeur», écrit l’artiste,
La Rédaction
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