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Manifestation contre la vie chère : Pari réussi pour la Confédération Syndicale de Gauche

1 avril 2011, 20:00

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Manifestation contre la vie chère : Pari réussi pour la Confédération Syndicale de Gauche

La foule était présente ce samedi 2 avril  pour la deuxième marche de protestation contre la vie chère. De Mahébourg à Cap-Malheureux, des milliers de Mauriciens ont participé à cette action qui a débuté à la rue Brabant, à Port-Louis, pour se terminer à la Place d’Armes, face à l’hôtel du gouvernement.

Armés de leurs banderoles, ils étaient environ 2 000 à crier contre « l’injustice » et la « vie chère ». Le soleil écrasant ne les a pas arrêtés. Venus exprimer leur ras de bol mais aussi pour écouter les discours des syndicalistes Atma Shanto, Giandeo Peeharry, Serge Jauffret, Ashok Subron et Rehana Ameer, le public a laissé entendre sa voix.

A l’image d’Anne-Lise Violette, qui est venue accompagnée de sa famille et de ses amis, cette étudiante de 21 ans dit se sentir concernée par le sort des ex-grévistes d’Infinity BPO et par l’augmentation de la vie et craint pour son avenir. « En tant que future salariée, je n’ai pas envie de voir une partie de mon salaire partir en fumée dans les mains du gouvernement et de savoir qu’il n’y pas de sécurité d’emploi quand je vois le nombre de licenciements abusifs et injustifiés dans ce pays », laisse-t-elle entendre.

De son côté, la Confédération Syndicale de Gauche (CSG-Solidarité) a fait un appel à une grève générale si la situation dégénère davantage. « Nous allons vers une grève générale. Le gouvernement pratique une politique abusive des prix. Tout augmente et rien n’est fait pour soulager la qualité de vie des Mauriciens », s’indigne le syndicaliste Atma Shanto.

L’ensemble des syndicats accompagné des employés de divers secteurs de l’économie, notamment l’industrie sucrière, la zone franche, le tourisme, le transport en commun et les centre d’appels, ont exposé leurs revendications. « Nous voulons une compensation salariale permettant aux employés de faire face à la hausse des prix ainsi que des amendements aux deux nouvelles lois du travail afin de faire face à la vague de licenciements et les abus de pouvoir faits dans les entreprises », s’est exprimé Kumaren Ramoo, un employé de l’industrie sucrière. Cet habitant de Mahébourg a fait le voyage avec une dizaine de collègues jusqu’au centre de Port-Louis pour soutenir « la lutte syndicale ».

Certains, à l’instar de deux enseignantes, ont profité de cette marche pour dénoncer le côté « amorphe » des Mauriciens et leur manque de solidarité face à la situation actuelle du pays. « Il faudrait plus de monde dans les rues pour montrer que le peuple, que tout le monde, est concerné par ce problème. Ce n’est pas en restant chez soi, les bras croisés, que les choses vont changer », affirme l’une d’entre elles.

Dans cette optique, Serge Jauffret, un autre syndicaliste, a décrié la politique « protectionniste » du gouvernement face à Jean Suzanne. « C’est le peuple qui est en train de souffrir en silence. Pendant que Jean Suzanne s’achetait des montres et des voitures hors de prix, ses employés travaillaient dur sans savoir que leurs salaires n’allaient pas être versés. La jeunesse doit se réveiller »,  clame-t-il.

La foule, hétéroclite, composée de jeunes et moins jeunes d’horizons divers s’est massée pacifiquement jusqu’à l’Hôtel du gouvernement en faisant entendre sa voix.

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