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Meurtre de Michaela Harte : le FSL réunit les enquêteurs ce mardi
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Meurtre de Michaela Harte : le FSL réunit les enquêteurs ce mardi
Jane Helen MacLean, responsable du Forensic Science Laboratory (FSL), a convoqué, pour ce mardi 18 janvier, les limiers de la Major Crimes Investigation Team (MCIT) et du Central CID pour discuter des tests ADN dans l’affaire de l’Irlandaise, Michaela Harte, au Legends.
C’est vendredi dernier que des échantillons ont été prélevés sur les trois suspects pour des tests comparatifs. Les tests scientifiques ont plus de poids et de valeur devant une cour de justice que des aveux. Aujourd’hui, mardi 18 janvier, la police scientifique mauricienne réunit les enquêteurs de la MCIT pour passer en revue les analyses effectuées dans le cadre de l’affaire Michaela Harte.
Des prélèvements avaient bien été effectués sur la victime le lundi 10 janvier, peu après la découverte de son corps dans la chambre 1025, à l’hôtel Legends, à l’issue de l’autopsie pratiquée par le chef du service médicolégal de la police, le Dr Sudesh Kumar Gungadin. Mais les tests ADN ne pouvaient être faits durant la semaine écoulée, ne pouvant être comparés avec l’identité génétique d’aucun suspect.
Les valets de chambre Avinash Treebhowon et Raj Theekoye ainsi que leur supérieur Sandip Moonea, arrêtés le mardi 11 janvier, n’ont été examinés par le Dr Gungadin que le vendredi 14 janvier. Le premier ayant passé aux aveux après avoir été confondu par son collègue qui affirme l’avoir vu sortir de la chambre 1025 avec leur superviseur peu après le crime.
Ce n’est que lors de cet exercice que les trois suspects ont été soumis à un prélèvement en règle. Le FSL doit déterminer si les fragments de peau trouvés sous les ongles de Michaela Harte sont ceux de l’un des trois suspects.
Le lundi 10 janvier, contrairement à l’habitude des touristes en lune de miel, la jeune mariée irlandaise est revenue de manière impromptue à sa chambre pour récupérer des biscuits. Mais elle est arrivée deux minutes après qu’Avinash Treebhowon et Sandip Moonea sont entrés dans sa chambre.
Quand elle a surpris le valet de chambre avec son portefeuille en main, elle l’a interpellé. Sandip Moonea, selon les dires d’Avinash Treebhowon a tenté de la maîtriser, l’a jetée par terre avant de tenter de l’empêcher de crier en lui passant le bras autour du cou. Malheureusement, la jeune femme est morte asphyxiée et les deux employés de l’établissement ont tenté  de maquiller le crime en suicide, plaçant sa tête dans la baignoire.
Inquiet qu’elle ne soit pas revenue à leur table, le mari de Michaela Harte, John McAreavey, est parti à sa recherche. Il a fait ouvrir la chambre et l’a découverte dans la baignoire. L’autopsie du Dr Gungadin a établi qu’elle a été étranglée et les traces de griffures sur son cou permettraient de dire qu’elle a dû résister à son meurtrier et qu’elle l’a griffé.
Les trois suspects ont ainsi été embarqués, étant les seuls à travailler dans l’aile où se trouve la chambre 1025. L’accès a la chambre a été facilité par un passe-partout magnétique dont un superviseur, voire un valet de chambre, pourrait facilement se procurer.
Ce mardi 18 janvier, Jane Helen MacLean devrait donner des détails quant à ces examens ADN au patron de la MCIT, à savoir le surintendant Yousoof Soopun, et aux autres membres du Central CID. Ces tests qui prennent un mois au minimum dans la grosse majorité des affaires criminelles à ce jour, sont traités avec beaucoup de diligence au vu de l’ampleur que prend l’affaire Harte.
Ce lundi 17 janvier, c’est avec émotion que l’Irlande a assisté aux obsèques de la jeune femme, une ex-reine de beauté et fille d’un entraîneur d’une équipe de football gaélique réputé. Les journaux anglais et irlandais ont publié ce jour-là l’une des dernières photos de la victime prise avec son mari lors de leur lune de miel. La victime a été tuée une semaine après son mariage et c’est dans sa robe de mariée qu’elle a été enterrée.
Les résultats des tests ADN sont attendus par l’ensemble de la presse anglo-saxonne, Maurice étant une destination prisée par les honeymooners et des questions se posant sur l’issue de l’enquête policière dans cette affaire. Pour les journalistes anglais et irlandais, les policiers mauriciens ont communiqué trop de détails sur cette l’enquête, ce qui, selon leurs points de vue, pourrait mettre à mal le procès des suspects, leurs avocats pouvant invoquer le «trial by the press», les enquêteurs ayant agi vite dans une affaire aussi délicate. 
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