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Violence domestique : 1 890 cas rapportés de janvier à octobre 2010
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Violence domestique : 1 890 cas rapportés de janvier à octobre 2010
1 890 cas de violence domestique dans les premiers dix mois de 2010, ont été enregistrés par le ministère de l’Egalité des Genres. Ce chiffre qui représent en moyenne 63 cas chaque jour ne concerne que les cas rapportés. Les victimes sont essentiellement des femmes.
Il faut un changement de mentalité pour venir à bout de la violence domestique. C’est la déclaration faite par la ministre de l’Egalité des Genres, Sheila Bappoo le jeudi 25 novembre à l’occasion du démarrage d’une campagne contre la violence faite aux femmes à l’Institut Cardinal Margéot, à Rose-Hill. Elle a ainsi révélé que durant la période de janvier à octobre 2010, 1 890 cas, essentiellement des femmes, ont été rapportés à son ministère.
La violence conjugale découlerait du fait que la société mauricienne reste, malgré des progrès économiques et autres, très patriarcale. La plupart du temps, par trop d’indulgence ou par pudeur, les victimes de la violence conjugale n’osent pas briser le silence. Mais quand elles décident de se confier, c’est là qu’interviennent les organisations non gouvernementales, telles que SOS Femmes, pour les encadrer.
Ce jeudi 25 novembre, à l’Institut Cardinal Margéot, SOS Femmes a justement lancé un t-shirt pour dire non à la violence domestique. Une autre façon de conscientiser la population que l’encadrement classique qu’offre cette ONG aux victimes. L’épouse de Serge Rivière, secrétaire général de l’Institut Cardinal Margéot, a réalisé le design de ce t-shirt au message percutant, mais au style tendance.
Aline Wong, propriétaire de la marque «L’inattendu», en a financé la production. Le lancement du t-shirt a eu lieu dans l’après-midi du jeudi 25 novembre, à l’Institut Cardinal Margéot. Selon Rada Gungaloo, fondatrice et présidente de S.O.S Femmes, il est «extrêmement important et peut-être le seul espoir, de changer les attitudes des jeunes par rapport aux femmes, de leur inculquer des valeurs de respect mutuel et d’essayer de leur enseigner des manières non-violentes pour résoudre des conflits».
C’est la campagne sur trois ans, qu’a lancée en 2010, S.O.S Femmes, en collaboration avec d’autres ong. SOS Femmes est convaincue qu’il est plus difficile de changer l’attitude des personnes plus âgées au sujet de la violence domestique, que celle des jeunes. Si les jeunes sont mieux sensibilisés, la société de demain respectera davantage les femmes. Selon Rada Gungaloo, la bataille de SOS Femmes dépasse le respect des femmes, elle vise «le droit fondamental de vivre sans peur». Les femmes qui sont battues vivent un harcèlement moral et physique quotidien et sont nombreuses à succomber à leurs blessures.
Elle remercie l’Institut Cardinal Margéot pour son soutien. Rada Gungaloo souligne que «les prêtres du pays ont toujours écouté les femmes battues qui viennent souvent se confier à eux».
Pour revenir sur les 1 890 cas de violence domestique, Sheila Bappoo soutient que ce chiffre l’inquiète beaucoup. Ce qui l’interpelle, dit-elle, c’est que «les agresseurs sont des membres de la famille des victimes». Selon elle, il est nécessaire de rééduquer les conjoints sur le sens de la vie de couple et de famille. Elle convient de l’importance d’une «approche multisectorielle», gouvernement-ong,  dans le combat contre la violence conjugale.
La ministre annonce aussi que le ministère de l’Egalité des Genres prévoit très prochainement l’application de deux programmes spécifiques contre ce type d’abus. L’un sur l’empowerment des victimes de violence, et l’autre, sur la réhabilitation des agresseurs. De plus, elle annonce la publication d’un rapport d’une étude sur la violence domestique à Maurice conduit de 2008 à 2009.
 
 
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