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Elevage de poissons d’aquarium: les écologistes tirent la sonnette d’alarme

24 mars 2010, 20:00

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Elevage de poissons d’aquarium: les écologistes tirent la sonnette d’alarme

Une lettre émise par le département de la pêche, autorisant une compagnie à récolter 4 000 poissons d’aquarium, inquiètent les écologistes. Ils craignent que cela ne cause la disparation des certaines espèces dans les années à venir.

Les activités de la compagnie Marine Culture of Mascarene Ltd (MCML) inquiètent les écologistes. Cette firme a reçu l’autorisation du département de la pêche, qui tombe sous le ministère de l’agro-industrie, pou recueillir 4 000 poissons d’aquarium par mois. Ces poissons sont normalement destinés à l’élevage  opéré par la firme. Le surplus est exporté, comme le stipule le document émis par le département de la pêche.

Ce qui intrigue les écologistes n’est pas que le ministère ait accordé son autorisation à MCML. Mais le nombre de poissons que cette firme est autorisée à recueillir. «Étant donné qu''''une paire de poissons peut produire des milliers d’œufs, c’est  inconcevable qu’un contingent de près de 50 000 poissons sauvages annuellement soient nécessaires pour constituer un stock. Peut-être la clef est dans la courte phrase de la lettre «le surplus à exporter», explique le Dr Richard Munisamy, directeur de l’association We Luv Mauritius.

Face à ces éléments We Luv Mauritius a mené sa propre enquête auprès des autres compagnies basées à Maurice qui recueille des poissons d’aquarium. «Nous avons parlé à d’autre compagnies. Ils ont expliqué que leurs méthodes étaient très durables, car ils n’enlèvent qu’une petite fraction seulement de jeunes poissons dans le lagon, tout en protégeant les adultes en âge de reproduction», indique Richard Munisamy.

We Luv Mauritius précise que le département de la pêche autorise les compagnies mauriciennes à collecter 10 000 poissons. Un nombre qui est réparti entre les entreprises opérant dans ce secteur. Selon We Luv Mauritius, ces compagnies auraient été consternés d’apprendre que MCML avait obtenu la permission d''extraire près de dix fois ce nombre. «À ce rythme les stocks de poissons dans la zone définie serait sur le point de s''épuiser dans quelques années que les collecteurs auraient à éliminer pratiquement tous les poissons qu''ils ont rencontrées pour atteindre le quota», écrit Richard Munisamy sur son blog.

Mais cette affaire ne se limite pas au nombre de poisson collecté. «Les entreprises interrogées nous révélé qu''il n''est pas commercialement viable pour élever le poisson proposé par le département de la pêche à Maurice. Beaucoup d''espèces sont relativement faciles à élever et le sont dans des pays qui constituent les principaux marchés pour les poissons marins d''ornement, éliminant ainsi le besoin de coûteux fret aérien long courrier vers les poissons. Une enquête plus poussée a révélé que le principal actionnaire de MCML, est l''un des principaux distributeurs de poissons d''ornement en Europe», précise Richard Munisamy dans son blog. 

Selon l’enquête de We Luv Mauritius l’un des actionnaires aurait également posté des informations sur un site de ventes de poissons. Dans la conversation visible un site de ventes de poissons spécialisé. sur les site l’actionnaire déclare qu''il était à la recherche de partenaires pour aider à capturer et ensuite exporter des poissons de l''île Maurice. Nombre des poissons qu’il énuméré dans cette conversation ne figurent même pas sur la liste des espèces, à l’instar du Gem Tang (photo) qui se vend à près de 3 000 dollars.

 

 

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