Publicité
La métamorphose de Nicolas Anelka
Décisif sur le terrain, assagi en dehors, Nicolas Anelka semble avoir atteint, à 30 ans, l''''âge de la maturité et paraît enfin prêt à endosser les habits de leader en équipe de France.
Le but inscrit, dimanche, lors du choc entre Chelsea et Liverpool (2-0) n''a fait que renforcer l''évidence: l''attaquant français vit en ce moment la période la plus faste de sa carrière.
Indiscutable dans son club et incontournable en bleu après plusieurs années de disgrâce, +Nico+ surprend et a tiré un trait sur l''étiquette encombrante d''+enfant terrible du football français+ qui lui a collé à la peau durant des années.
Le tournant date de son arrivée à Chelsea en janvier 2008. Le scepticisme était alors de mise sur sa capacité à s''intégrer au sein d''un effectif prestigieux et à accepter la concurrence, lui l''individualiste forcené.
Mais en un an et demi, Anelka s''est totalement métamorphosé. Les premiers mois ont été difficiles, avec en guise d''+apothéose+ un tir au but manqué en finale de la Ligue des champions 2008 contre Manchester United. Puis le Français a dû ravaler sa fierté en acceptant d''être placé à droite... avant de terminer meilleur buteur de la Premier League en 2008-09 (19 réalisations).
Un sacrifice qu''Anelka n''aurait sans doute jamais accepté quelques années auparavant.
L''arrivée cet été de Carlo Ancelotti au poste d''entraîneur et son association avec Didier Drogba en attaque n''ont en rien modifié son rendement. Bien au contraire. Le Français enchaîne les buts cette saison (2 en Ligue des champions, 3 en championnat) et surtout prend de plus en plus d''importance dans le jeu collectif de Chelsea.
"Tout le monde parle de Drogba mais posséder un autre attaquant comme Anelka est une bénédiction. Son dévouement est formidable", a expliqué dimanche le capitaine John Terry.
Leader
"Nico est de la trempe des plus grands", a, de son côté, jugé Frank Lampard.
En équipe de France, Anelka, le plus ancien de la sélection avec Thierry Henry, fait également pour la première fois l''unanimité. En Serbie, le 9 septembre (1-1), il a ainsi livré une prestation exceptionnelle, son duel homérique avec Vidic ayant soulagé des Bleus rapidement réduits à dix.
Karim Benzema, qui peine à s''imposer en bleu et exaspère Domenech par son comportement de diva, devra batailler ferme pour le déloger. L''attitude du Madrilène rappelle d''ailleurs étrangement les débuts mouvementés d''Anelka en équipe de France.
Libéré dans sa tête, l''+enfant de Trappes+ est surtout prêt pour la première fois de sa carrière à assumer un rôle de leader aux côtés de +Titi+ après avoir longtemps été ignoré par la plupart des sélectionneurs depuis son éclosion au plus haut niveau en 1998.
Sa prise de parole lors de la fameuse discussion avec Domenech, à la veille de France-Roumanie, atteste d''un changement d''attitude.
"Je ne veux pas revenir en arrière et je ne regrette rien, avait-il déclaré le 3 septembre. Parce que je sais que je n''ai rien fait de mal. Je n''ai pas changé. C''est vrai que je suis plus vieux, j''ai un peu plus d''expérience et je réfléchis peut-être un peu plus.
Avec l''âge, c''est normal d''être un peu plus zen. J''ai plus d''expérience, je suis plus mûr et le plaisir est là." Avec en point de mire, une participation à une Coupe du monde, ce que tous les sélectionneurs lui ont jusque-là refusé.
(Source AFP)
 
Publicité
Publicité
Les plus récents