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«WISER ActionFirst»

Un atelier pour transformer les prévisions météorologiques en actions

6 novembre 2026, 08:47

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Un atelier pour transformer les prévisions météorologiques en actions

© Beekash Roopun

L’objectif est de transformer les prévisions météorologiques en informations concrètes permettant à la population et aux différents secteurs d’agir avant qu’un danger ne survienne. C’est dans cette optique que les Mauritius Meteorological Services (MMS) a organisé un atelier consacré aux prévisions basées sur les impacts et les actions à entreprendre, à l’InterContinental Resort, à Balaclava, le mercredi 28 octobre.

Parmi les personnalités présentes figuraient le haut-commissaire britannique, Paul Brummell, Agnès Kijazi, directrice du bureau régional de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) pour l’Afrique, et Fionne Marshall, responsable régionale Afrique du programme WISER ActionFirst, consacré à l’amélioration des services météorologiques et climatiques en Afrique ainsi que des secrétaires permanents et des représentants de plusieurs ministères.

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«Que fera le temps et quelles actions faut-il entreprendre ?» C’est le changement d’approche que souhaite encourager le programme WISER ActionFirst. Au-delà de savoir s’il pleuvra ou si des rafales sont attendues, l’enjeu est de mieux comprendre les conséquences possibles de ces phénomènes et de permettre aux différents acteurs de s’y préparer.

Dans son discours, le ministre de l’Environnement, Rajesh Bhagwan, a rappelé l’importance des prévisions météorologiques dans la vie quotidienne. Les pêcheurs, les pilotes, les planteurs et les professionnels du bâtiment dépendent tous des conditions météorologiques pour organiser leurs activités. «La précision des prévisions, à elle seule, ne sauve pas des vies. Ce sont les actions qui le permettent», a-t-il souligné.

Maurice, située dans une région particulièrement exposée aux cyclones tropicaux, doit renforcer sa capacité à anticiper les risques. Le ministre a notamment évoqué la montée du niveau de la mer, l’érosion des plages, la vulnérabilité des infrastructures côtières et la pression croissante sur les ressources en eau. Selon les données présentées dans son discours, plus de 13 000 bâtiments côtiers sont actuellement exposés aux risques d’inondation côtière. Ce chiffre pourrait doubler d’ici à 2050. Les inondations soudaines, qui ont déjà provoqué des pertes humaines et des déplacements de familles, rappellent également la nécessité de mieux préparer les communautés vulnérables.

Des prévisions aux actions concrètes

Pour le MMS, cette évolution implique de rendre les informations météorologiques plus accessibles, compréhensibles et utiles à la prise de décision. Les alertes ne doivent pas seulement décrire un phénomène attendu, mais aussi aider chacun à comprendre les risques et les mesures à prendre.

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Prithiviraj Booneeady, Acting Director du MMS, a expliqué que des travaux techniques avaient été menés avec différents partenaires au cours des deux semaines précédant l’atelier. Des outils ont été développés pour être présentés aux représentants du secteur public, des médias et de la société civile, afin de recueillir leurs avis et de les améliorer. Il a invité les participants à contribuer à cette démarche. Les travaux portent notamment sur les vents forts, la forte houle, les fortes pluies et les cyclones. L’objectif est de mieux définir les conséquences possibles de ces phénomènes et les actions à entreprendre en fonction des risques.

Financé par le gouvernement britannique et mis en œuvre en Afrique par le UK Met Office, en collaboration avec l’OMM, le programme WISER ActionFirst encourage la collaboration entre les services météorologiques et les différents utilisateurs des prévisions. Cette démarche s’inscrit dans l’initiative mondiale Early Warnings for All, lancée en 2022 par le secrétaire général des Nations unies. Pour Maurice, l’enjeu est de rendre les alertes plus compréhensibles et de permettre à toute la population, notamment aux personnes les plus vulnérables, d’agir à temps face aux risques météorologiques.

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