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Hôpitaux publics

Manque de personnel et retards de paiement des heures supplémentaires dénoncés

3 novembre 2026, 11:05

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Manque de personnel et retards de paiement des heures supplémentaires dénoncés

Le manque de personnel, les conditions de travail difficiles et le non-paiement des heures supplémentaires continuent de susciter des inquiétudes dans le secteur hospitalier. À l’hôpital national sir Seewoosagur Ramgoolam (SSRN), Pamplemousses, cette situation soulève des interrogations sur l’organisation des services et la prise en charge des patients. Face à ces difficultés, Radhakrishna Sadien, président du Congress of Independent Trade Unions (CITU), réclame une intervention urgente du ministère de la Santé, ainsi qu’un recrutement massif pour renforcer les effectifs.

Le syndicaliste déplore que des employés attendent depuis juillet le paiement de leurs heures supplémentaires alors qu’ils continuent d’assurer le fonctionnement des services hospitaliers. Pour lui, cette situation n’est plus acceptable. Il estime que les retards de paiement risquent de démotiver le personnel et, à terme, d’affecter la qualité des soins. «Ce n’est pas normal que des employés continuent à travailler sans recevoir le paiement qui leur est dû», fait-il valoir, en appelant le ministère à prendre des mesures correctives dans les meilleurs délais.

Au-delà de cette question financière, Radhakrishna Sadien tire la sonnette d’alarme sur les effectifs disponibles dans les établissements hospitaliers. Il évoque des difficultés dans certains services de l’hôpital SSRN où le personnel doit faire face à une charge de travail importante. Il cite également les unités de maternité où des employées seraient parfois amenées à assurer seules le service de nuit. Il s’interroge sur les conditions dans lesquelles les soins peuvent être dispensés lorsque les effectifs sont insuffisants.

Le président du CITU réclame ainsi un recrutement massif, notamment parmi les infirmiers. Il souligne qu’une cinquantaine de personnes auraient achevé leur formation en soins infirmiers à Polytechnics Mauritius et estime que les compétences locales devraient être davantage mobilisées pour répondre aux besoins des hôpitaux. Il dénonce également des lacunes dans les moyens disponibles, évoquant des difficultés liées aux équipements, notamment les appareils de radiographie, ainsi qu’à la connexion internet. Selon lui, les problèmes de fonctionnement ne concernent pas uniquement les effectifs infirmiers, mais touchent plusieurs catégories de personnel et différents services. Il estime que le ministère doit évaluer les besoins réels des établissements, et renforcer les ressources humaines et matérielles.

De son côté, le ministère de la Santé apporte des précisions sur l’organisation du personnel affecté aux services hospitaliers. Il indique que la composition des équipes, notamment celle des attendants, des infirmiers et des Health Care Assistants, varie en fonction des jours de travail et des rotations. Le ministère précise également que les salles mixtes ne sont pas exclusivement prises en charge par des infirmières. Il souligne que cette organisation ne concerne pas uniquement l’hôpital SSRN, mais s’applique à l’ensemble des hôpitaux publics.

Malgré ces explications, Radhakrishna Sadien maintient son appel à une intervention urgente. Il estime que l’insuffisance des effectifs et les retards de paiement risquent de fragiliser davantage le fonctionnement du service public de santé. «Si aucune mesure corrective n’est prise, ce sont les familles et les patients qui risquent de souffrir», prévient-il, en demandant au ministre de la Santé d’assumer ses responsabilités.

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