Publicité
Explosion à Camp-Marcelin
Steven Cité succombe à ses brûlures, son épouse toujours aux soins intensifs
Par
Partager cet article
Explosion à Camp-Marcelin
Steven Cité succombe à ses brûlures, son épouse toujours aux soins intensifs
■ Le père de famille voulait utiliser le baril pour la première communion de sa fille samedi.
Steven Cité, 40 ans, est mort hier matin, vers 8 heures, aux soins intensifs de l’unité des grands brûlés du Princess Margaret Orthopaedic Centre (PMOC), à Candos. Il avait été grièvement brûlé la veille, alors qu’il découpait un baril en plastique à la meuleuse (grinder), dans la cour d’une habitation de l’avenue Saint-Joseph, à Camp-Marcelin. Son épouse, Jenisa Cité-Cathapermal, 35 ans, blessée dans la même explosion, est toujours hospitalisée aux soins intensifs. Son état est jugé grave.
Selon un proche de la famille, Steven Cité découpait un baril en plastique bleu à l’aide d’une meuleuse lorsque le récipient a soudainement explosé. Son épouse se tenait à ses côtés et maintenait le baril pendant qu’il travaillait. La déflagration a provoqué un incendie qui a atteint les deux époux, leur occasionnant des brûlures sur plusieurs parties du corps. Leurs vêtements auraient pris feu en quelques instants. Dans la confusion, la meuleuse serait également tombée sur le pied de Jenisa Cité-Cathapermal, lui occasionnant une blessure supplémentaire.
Le récipient aurait été acheté dans une quincaillerie pour servir à la première communion de leur fille aînée, prévue samedi. Steven Cité le découpait pour l’adapter à cet usage. «Li ti pe koup sa drom-la avek grinder. So madam ti pe tini drom-la. Zot inn dir mwa koumadir ti ena thinner ladan. Kan li finn koumans koupe, bann letinsel finn provok enn explozion», raconte le proche. Il soupçonne la présence de résidus d’un produit inflammable dans le baril. Les premières informations policières indiquent, pour leur part, que le récipient aurait contenu de l’herbicide. Cette hypothèse reste à confirmer par l’enquête.
Le bruit de l’explosion a été entendu dans plusieurs endroits de CampMarcelin. Vers 18 heures, une voisine de 21 ans a conduit les deux victimes à l’hôpital sir Anerood Jugnauth, à Flacq. Compte tenu de la gravité de leurs blessures, elles ont ensuite été transférées au PMOC, où Steven Cité a été admis aux soins intensifs.
L’autopsie pratiquée par les médecins légistes Sudesh Kumar Gungadin et Prem Chamane a révélé que son décès est dû à ses graves brûlures.
Le couple a trois enfants : deux filles de dix et six ans, ainsi qu’un garçon de deux ans, encore allaité par sa mère. Un proche décrit Steven Cité comme un homme serviable, apprécié pour sa gentillesse. «Li ti enn garson bien serviab ek zovial», confie-t-il. L’enquête policière se poursuit.
Publicité