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Traitement du cancer à Maurice
Le parcours de soins expliqué par le C-Care Cancer Centre
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Traitement du cancer à Maurice
Le parcours de soins expliqué par le C-Care Cancer Centre
Après un diagnostic de cancer, beaucoup de familles mauriciennes se posent la même question : se faire soigner ici ou partir à l’étranger ? Pour y répondre sereinement, encore faut-il savoir ce qu’implique un traitement : non pas une intervention ponctuelle, mais un parcours de plusieurs mois, suivi de plusieurs années de surveillance. Fuad Salie, Head du C-Care Cancer Centre, à Floréal, nous en détaille les grandes étapes.
Une décision prise à plusieurs
Après le diagnostic vient le bilan : examens d’imagerie et analyses permettent de déterminer le type de cancer et son stade. Le dossier est ensuite étudié collectivement par l’oncologue médical, le radiothérapeute, le chirurgien, le radiologue et le pathologiste, qui analyse les tissus prélevés. «Chaque cancer est différent. Croiser les regards permet de choisir la stratégie la mieux adaptée à chaque patient», explique Fuad Salie. Au C-Care Cancer Centre, ces spécialistes travaillent sur un même site, ce qui facilite les échanges et limite l’attente entre deux étapes.
Un parcours qui s’inscrit dans la durée
Ce que l’on mesure souvent mal, c’est le rythme des soins. Une radiothérapie se déroule généralement en séances quotidiennes, cinq jours par semaine, pendant plusieurs semaines. Une chimiothérapie s’organise en cures espacées de deux à trois semaines, sur plusieurs mois. Viennent ensuite des contrôles réguliers, pendant au moins cinq ans.
«C’est un aspect que les familles découvrent parfois tard, note Fuad Salie. Se faire soigner loin de chez soi suppose de rester sur place plusieurs semaines ou de multiplier les voyages, puis d’organiser le suivi au retour avec une nouvelle équipe. Ce sont des éléments à peser sereinement dès le départ.»
Des traitements de plus en plus personnalisés
En radiothérapie, l’accélérateur Varian TrueBeam utilisé au C-Care Cancer Centre permet de contrôler la position de la tumeur par imagerie avant chaque séance, afin de concentrer la dose sur la zone à traiter et de mieux protéger les organes voisins. Les thérapies ciblées, elles, visent une anomalie précise des cellules cancéreuses : elles nécessitent une analyse génétique de la tumeur, réalisée localement par C-Lab. L’hormonothérapie est utilisée pour les cancers sensibles aux hormones, comme certains cancers du sein ou de la prostate.
Continuer à vivre pendant le traitement
La plupart des traitements se font aujourd’hui en ambulatoire : une séance de radiothérapie ne dure que quelques minutes, et la chimiothérapie s’administre au fauteuil, en quelques heures, avant de rentrer chez soi le soir même. «Beaucoup de patients peuvent ainsi garder une partie de leur quotidien, leur famille, parfois leur activité professionnelle, explique Fuad Salie. Et en cas de fièvre ou d’effet secondaire, ils savent qui appeler : l’équipe qui les soigne est à proximité.»
Prévenir en amont
Le C-Care Cancer Centre intervient aussi avant la maladie, avec le dépistage (mammographie, frottis, coloscopie, dosage du PSA, scanner à faible dose pour les gros fumeurs) et le conseil génétique pour les personnes à risque.
Soigner aussi ce qui ne se voit pas
Un cancer ne bouleverse pas seulement le corps. Anxiété, fatigue, image de soi qui change, inquiétude pour les enfants ou pour son travail : ces répercussions pèsent souvent autant que les traitements eux-mêmes, et restent pourtant le volet le plus méconnu de la prise en charge. Un soutien psychologique aide à traverser l’annonce du diagnostic, puis les périodes plus difficiles du traitement. Des conseils nutritionnels permettent de garder des forces et de mieux supporter certains effets secondaires. Un accompagnement social et spirituel, mené en lien avec des associations, aide à faire face aux questions pratiques comme aux questions de sens.
«Les proches aussi ont besoin d’être écoutés et guidés, souligne Fuad Salie. Un patient avance mieux quand sa famille comprend ce qu’il traverse et sait comment l’aider.»
«Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix, conclut Fuad Salie. L’essentiel est que chaque patient décide en connaissant toutes les données, et sache qu’une prise en charge complète est possible ici, près des siens.»
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