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Aviation civile

Narendranath Gopee met en garde contre une semi-privatisation

24 octobre 2026, 11:00

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Narendranath Gopee met en garde contre une semi-privatisation

■ Narendranath Gopee, président de la National Trade Unions Confederation, met en garde contre une possible semi-privatisation de l’aviation civile et réclame l’arrêt des procédures en cours. © Kiranchand Sookrah

Le président de la National Trade Unions Confederation (NTUC), Narendranath Gopee, tire la sonnette d’alarme face à une possible para-étatisation du secteur de l’aviation civile. Invoquant des risques pour la gouvernance et l’intérêt public, il réclame l’arrêt de toute procédure en ce sens et interpelle le gouvernement sur les orientations du Civil Aviation Bill.

Le secteur de l’aviation civile doit-il rester entièrement sous le contrôle de l’État ? Pour Narendranath Gopee, la question ne souffre d’aucune ambiguïté. Toute tentative de paraétatisation de ce secteur stratégique constituerait, selon lui, une évolution préoccupante vers une forme de semi-privatisation. «Un département aussi important que l’aviation civile devrait être une entité qui se trouve totalement sous le gouvernement», insiste-t-il. À ses yeux, l’aviation civile représente un maillon essentiel des connexions internationales du pays et doit, à ce titre, demeurer sous la responsabilité directe de l’État.

Le syndicaliste affirme que cette perspective ne date pas d’hier. Selon lui, l’ancien régime avait déjà évoqué une telle orientation, et les discussions autour du Civil Aviation Bill sous le gouvernement actuel ravivent les inquiétudes. Il appelle ainsi les autorités à clarifier leurs intentions et à mesurer les conséquences d’une éventuelle restructuration du secteur.

Narendranath Gopee a également évoqué la question des recrutements effectués par le passé et de ceux en cours, sans citer de cas précis ni de personnes. «Est-ce que certaines personnes ont un intérêt particulier si l’on va vers cette semi-privatisation ? C’est la question que l’on se pose», déclare-t-il, sans nommer qui que ce soit. Il adresse cette interrogation au gouvernement, auquel il demande de faire preuve de prudence dans toute démarche de privatisation ou de réorganisation des institutions publiques.

La gouvernance au cœur des inquiétudes

Pour étayer sa position, le président de la NTUC met en avant les difficultés de gouvernance qu’il associe au fonctionne- ment de plusieurs organismes parapublics. Il affirme que nombre d’entre eux figurent sur la «liste rouge» du rapport de l’Audit, ce qui, à ses yeux, témoigne de leurs difficultés à fonctionner efficacement. «En ce qui concerne la bonne gouvernance, il y a beaucoup à désirer si une compagnie est para-étatisée», soutient-il.

Pour la confédération syndicale, la création ou le renforcement d’une structure parapublique ne constitue donc pas nécessairement une garantie d’efficacité. Narendranath Gopee redoute, au contraire, que ce modèle fragilise les mécanismes de contrôle et de responsabilité au sein des institutions concernées. Sa demande est sans équivoque : le gouvernement doit suspendre les démarches engagées concernant l’aviation civile et renoncer à toute nouvelle para-étatisation des institutions gouvernementales.

Reste désormais à connaître la position des autorités sur les dispositions du Civil Aviation Bill et sur le statut qu’elles entendent réserver à ce secteur stratégique.

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