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Festival Nou Leritaz
Le patrimoine mauricien au cœur de la transmission
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Festival Nou Leritaz
Le patrimoine mauricien au cœur de la transmission
(Crédit photos : © Dev Ramkhelawon)
Faire vivre la mémoire collective et transmettre l’héritage culturel aux nouvelles générations. C’est l’ambition de la deuxième édition du Festival Nou Leritaz, lancée ce mercredi 21 octobre à l’Institut français de Maurice (IFM), en présence du président de la République, Dharam Gokhool. Organisé par Nextart Factory et Hello Dude, l’événement entend mettre en lumière les multiples facettes du patrimoine mauricien et encourager le public à se réapproprier son histoire.
Pour ouvrir cette nouvelle édition, le public a découvert De l’Est au Sud, un documentaire de Leslie Athanas qui explore les liens entre les paysages mauriciens et la mémoire qu’ils portent. À travers des lieux parfois familiers, mais dont l’histoire demeure méconnue, le réalisateur invite les jeunes en particulier à regarder autrement leur environnement et à partir à la découverte des traces du passé.
Le président de la République, Dharam Gokhool, Gina Poonoosamy, adjointe maire des villes sœurs, et Quentin Biehler, directeur de l’IFM, écoutant le discours de Géraldine Hennequin.
«Il faut sortir, visiter, comprendre ce qui se passe», explique Leslie Athanas. Son film, d’une durée de 70 minutes, est né de cette volonté de raconter plusieurs histoires et de susciter la curiosité. Le film nous fait découvrir ou redécouvrir des sites emblématiques de notre histoire comme le fort Frederik Henrik, le musée naval de Mahébourg, le cimetière de Vieux-Grand-Port, le cimetière marin de Souillac, la maison du poète Robert Edward Hart, baptisée La Nef, située en bord de mer à Souillac et entièrement construite en blocs de corail, le pont Cavendish à Mahébourg ou encore Le Batelage, qui se trouve au cœur du village de Souillac. Le réalisateur souhaite que le documentaire puisse être projeté dans les écoles et les universités. Les droits de diffusion ont également été vendus à la station de télévision nationale, même si aucune date n’a encore été annoncée.
Un patrimoine vivant
Lors du lancement, Géraldine Hennequin, directrice de Nextart Factory, a rappelé que le patrimoine ne se limite pas à la conservation du passé : il évolue et se transmet. Elle a salué l’engagement des artistes qui contribuent à faire connaître des héritages parfois oubliés, citant surtout la famille Cassambo, Shenaz Patel, Ritvik Neerbun et Leslie Athanas.
Géraldine Hennequin, directrice de Nextart Factory, a salué l’engagement des artistes qui contribuent à faire connaître le patrimoine.
Pour Quentin Biehler, directeur de l’IFM, le festival occupe une place particulière dans le paysage culturel mauricien. En réunissant littérature, musique, cinéma, histoire, langues et traditions populaires, il propose une approche plurielle de l’identité nationale et invite à redécouvrir des figures et des récits parfois laissés dans l’ombre.
Le président de la République, Dharam Gokhool, a pour sa part souligné le rôle de l’art face à l’oubli et aux mémoires sélectives. Il a plaidé pour la préservation du patrimoine et le renforcement du dialogue entre les générations, estimant que la diversité des cultures, des religions, des langues et des traditions constitue une richesse fondamentale de Maurice.
Au-delà de la célébration culturelle, le Festival Nou Leritaz pose la question de la transmission : comment faire connaître cet héritage aux jeunes générations et lui donner toute sa place dans la société contemporaine ? À travers les films, les récits et les rencontres, cette deuxième édition entend rappeler que le patrimoine mauricien ne prend pleinement son sens que lorsqu’il continue d’être découvert, partagé et transmis.
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