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PSAC : entre pression et confiance, les parents veulent surtout rassurer

22 octobre 2026, 07:00

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PSAC : entre pression et confiance, les parents veulent surtout rassurer

Fabiola Lacharmante et Tarun Caliaberah accompagnent leurs enfants, Samuel et Adi, en privilégiant la confiance et la sérénité plutôt que la pression.

Après six années de travail dans le cycle primaire, l’heure de vérité a sonné pour les élèves de Grade 6. À partir de ce jeudi 22 octobre, ils se lanceront dans les épreuves du Primary School Achievement Certificate (PSAC), avec en ligne de mire l’admission au collège. Pour ces enfants, ces quatre journées d’examens mêlent forcément stress, appréhension et espoir. Mais à quelques heures du premier papier, certains parents privilégient un autre mot d’ordre : ne pas mettre davantage de pression sur leurs épaules.

Pour Fabiola Lacharmante, l’essentiel est justement d’éviter que son fils Samuel n’arrive devant sa copie avec un stress supplémentaire. «On l’aide à ne pas prendre de stress», confie-t-elle. Durant les deux dernières années, l’enfant a pu compter sur l’encadrement de son enseignant, sans avoir recours à des leçons particulières en dehors de l’école.

«Son enseignant l’a bien encadré. Il sait où se trouvent ses faiblesses et l’aide à les combler», explique-t-elle. À la maison également, pas question de transformer les derniers jours en marathon de révisions. Les parents préfèrent dialoguer avec leur fils, l’encourager et lui rappeler l’objectif : obtenir de bons résultats et intégrer un collège qui lui convient. Et pour souffler, la famille veille aussi à préserver des moments de détente. «Nous sortons en famille, histoire d’aller s’aérer l’esprit», souligne Fabiola.

Le choix du collège constitue également une préoccupation. La famille souhaite idéalement que Samuel puisse fréquenter un établissement proche de Calebasses. «Il n’a pas l’habitude de voyager seul. On espère qu’il va obtenir une école dans les environs. Cela permet d’avoir une communication avec lui et, s’il lui arrive quelque chose, je sais que je ne suis pas trop loin.»

Préparer l’enfant, pas seulement ses cahiers

Même volonté de proximité chez Tarun Caliaberah, qui accompagne son fils Adi dans cette étape. Également enseignant du primaire, il estime que les événements des derniers jours ont renforcé cette préoccupation chez de nombreux parents. «C’est mieux d’avoir son enfant dans un collège pas trop loin de son lieu de résidence. Cela évite beaucoup de trajets», fait-il valoir.

Pour lui, la préparation ne se résume toutefois pas aux cahiers. Les révisions d’Adi ont commencé progressivement depuis l’année dernière, mais le travail mental est tout aussi important. «Il faut aussi préparer l’enfant mentalement», insiste-t-il. Car à cet âge, les enfants ne savent pas toujours exprimer leurs émotions. «En les écoutant, en leur parlant et en les rassurant, on arrive à les motiver.»

Son conseil aux parents est simple : éviter de refaire l’examen à la maison. «Ce qui a été fait est fait. Surtout qu’il y a d’autres examens à faire.» Une correction familiale du papier fraîchement terminé pourrait surtout décourager l’enfant et alimenter son anxiété.

En classe également, Tarun mise sur cette approche. «Les parents me font confiance pour prendre soin de leurs enfants. Je fais de mon mieux pour les motiver.» Des exercices, mais aussi des moments de détente en plein air : «Le but est de les faire rire et de les déstresser.» Selon lui, les parents doivent surtout éviter de transmettre leurs propres inquiétudes à leurs enfants.

Après six années d’apprentissage, les élèves de Grade 6 passeront leurs épreuves les 22, 23, 26 et 27 octobre. Le président de la Government Teachers’ Union (GTU), Vishal Baujeet, souligne le travail accompli par les enseignants durant l’année et notamment au troisième trimestre, consacré aux révisions et à la préparation intensive. Il encourage les candidats à «donner le meilleur d’eux-mêmes», à rester concentrés et à aborder chaque épreuve avec confiance. Les résultats sont attendus vers le 10 ou 11 décembre 2026.

L’enjeu est important. Mais avant les notes, les parents veulent surtout voir leurs enfants entrer dans la salle d’examen avec sérénité, confiance et la certitude d’avoir fait de leur mieux.

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PSAC : les examens débutent jeudi

Dernière ligne droite pour les élèves du primaire. Les examens du PSAC débuteront ce jeudi 22 octobre avec les épreuves de français et de sciences. Les candidats enchaineront le lendemain avec l’anglais. Le lundi 26 octobre sera consacré à l’histoire – géographie, ainsi qu’aux langues asiatiques à l’arabe, au kreol morisien et au kreol rodriguais. L’épreuve de mathématiques viendra clore cette session le mardi 27 octobre. Un calendrier chargé pour les élèves, qui devront mobiliser leurs connaissances et gérer leur stress afin d’aborder ces épreuves dans les meilleures conditions.

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Un élève de neuf ans opéré après une altercation présumée

Une journée d’examens qui aurait viré au drame. Un élève de neuf ans, en Grade 4 dans une école primaire des basses Plaines-Wilhems, a dû être hospitalisé et subir une intervention chirurgicale en urgence après une altercation présumée avec un camarade, mardi 20 octobre.

Les faits se seraient produits vers 13 h 40, dans une salle d’examen. À la suite d’un différend entre les deux élèves, le garçon aurait reçu un coup de pied au niveau du bassin. Ce n’est qu’après son retour à la maison que son état aurait véritablement alerté son entourage. L’enfant aurait éprouvé des difficultés à marcher et souffert de vives douleurs.

Il a été conduit à l’hôpital Victoria, à Candos, où il aurait été pris en charge et opéré aux testicules. L’incident a été signalé à la police le même jour.

De son côté, le ministère de l’Éducation a demandé un rapport afin d’établir les circonstances exactes de ce qui se serait produit dans la salle d’examen. Le ministère est également en contact avec l’hôpital pour suivre l’évolution de l’état de santé de l’enfant.

Des psychologues ont par ailleurs été mis à la disposition des élèves et de l’enfant concerné. À ce stade, les circonstances précises de l’incident et les éventuelles responsabilités restent à établir.

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