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Chagos

Londres veut un accord acceptable pour l’île Maurice, les États-Unis et le Royaume-Uni

21 octobre 2026, 15:00

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Londres veut un accord acceptable pour l’île Maurice, les États-Unis et le Royaume-Uni

La question de l’avenir de la base militaire de Diego Garcia a été soulevée, le lundi 19 octobre, à la Chambre des communes britannique. Interpellé par le député conservateur sir Julian Lewis, le secrétaire d’État à la Défense, Wes Streeting, a réaffirmé la volonté du gouvernement britannique de garantir le fonctionnement à long terme de cette installation stratégique, tout en poursuivant les discussions avec Maurice et les États-Unis.

Répondant à une question du député de New Forest East sur la politique britannique concernant l’avenir de Diego Garcia, Wes Streeting a souligné que cette base constitue un atout militaire stratégique majeur pour le Royaume-Uni et les États-Unis. Il a rappelé que la priorité de Londres demeure la sécurisation de son fonctionnement à long terme ainsi que la protection de la sécurité nationale britannique.

Le secrétaire d’État à la Défense a indiqué que Londres travaille étroitement avec Port-Louis et Washington pour parvenir à un accord bénéficiant du soutien de toutes les parties concernées. Il a également insisté sur la nécessité que tout arrangement soit acceptable pour l’ensemble des acteurs, y compris le président américain, Donald Trump. Les discussions devraient ainsi se poursuivre au cours des prochains mois.

La question des armes nucléaires soulevée

Sir Julian Lewis a ensuite interrogé Wes Streeting sur les implications du traité de Pelindaba, dont Maurice est signataire. Selon le député conservateur, cet accord interdit le déploiement ou le stockage d’armes nucléaires sur le territoire mauricien. Il a ainsi demandé si, dans l’éventualité d’un transfert de souveraineté des Chagos à Maurice, cette disposition empêcherait le stockage d’armes nucléaires sur la base de Diego Garcia. Le parlementaire a également voulu savoir si cette question avait été abordée lors des discussions du secrétaire d’État à la Défense aux États-Unis et, dans l’affirmative, quelle avait été la réaction des autorités américaines.

Wes Streeting n’a pas répondu directement à cette interrogation, précisant que la politique britannique consiste à ne pas commenter les questions relatives au stockage d’armes nucléaires. Il a toutefois défendu la poursuite des négociations, affirmant qu’après avoir réexaminé le dossier, il était parvenu à la même conclusion que les Premiers ministres britanniques qui se sont succédé depuis Boris Johnson.

Les capacités militaires offertes par Diego Garcia rendent particulièrement risqué le maintien d’une incertitude juridique sur l’avenir de la base. Il estime donc qu’il serait imprudent de prendre un tel risque, d’où la nécessité de poursuivre les efforts visant à négocier un traité. Aux députés conservateurs, Wes Streeting a rappelé que Boris Johnson, Liz Truss et Rishi Sunak avaient tous recherché un résultat similaire. Il a invité ceux qui contestent aujourd’hui cette orientation à expliquer pourquoi ces anciens Premiers ministres conservateurs avaient poursuivi le même objectif.

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