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Tensions à travers l’île

Le baron de la drogue S.H., première prise dans la lutte contre les réseaux criminels

21 octobre 2026, 10:30

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Le baron de la drogue S.H., première prise dans la lutte contre les réseaux criminels

«At least one drug baron has been arrested.» Hier, à l’Assemblée nationale, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, n’a fourni ni identité dudit baron ni les détails de cette arrestation, mais il a évoqué des soupçons de financement de certains débordements par des trafiquants, ouvrant une nouvelle piste aux enquêteurs, sans pour autant confirmer l’existence d’un plan criminel structuré.

À Résidence La Ferme, S. H., 47 ans, a été arrêté dans le cadre d’enquêtes sur des pillages visant notamment Save Mart Trading Ltd et Bambous Cooperative Store Society. Des renseignements évoquent un possible lien entre lui et des individus de La Valette et Résidence La Ferme qui auraient semé le trouble à Bambous. Les enquêteurs devront déterminer si ce volet comporte un arrière-plan lié aux stupéfiants.

Des cadors soupçonnés

Selon certaines informations, des trafiquants ayant quitté le pays pourraient avoir tiré les ficelles depuis l’étranger. Le nom d’Ashley Rose apparaît dans des investigations distinctes sur le trafic de stupéfiants. En août 2026, il avait été associé à une tentative présumée d’importation de 155,7 kg de cannabis saisis à La Réunion, même si des réserves subsistent quant à un lien direct avec cette cargaison.

Le cas de Louis Alvino Valentin doit également être replacé dans son contexte. Cité en 2021 dans une enquête sur une présumée transaction de drogue, il a disparu depuis et n’a plus été localisé par les autorités mauriciennes.

Les investigations devront établir si des personnes interpellées dans le Nord hier ont communiqué avec un trafiquant susceptible d’avoir donné des instructions. L’analyse des communications, des transferts financiers et des liens entre suspects pourrait permettre de déterminer si certains incidents ont été coordonnés.

L’arrestation de S. H. intervient dans un contexte où le gouvernement intensifie la lutte contre le trafic de stupéfiants, les enquêteurs cherchant à établir si des réseaux criminels auraient profité des récents troubles pour fragiliser l’économie et accentuer l’impopularité du pouvoir.

Les enquêteurs veulent savoir si des individus ont exploité ce climat pour encourager des actes criminels, coordonner des actions ou financer certains participants. Il ne s’agirait pas nécessairement d’un réseau unique, mais de groupes partageant un intérêt commun : affaiblir un gouvernement engagé dans une offensive antidrogue.

Affaiblir le pouvoir ?

Les dégâts matériels sont considérables. Selon les chiffres du 16 octobre, 162 caméras Safe City réparties sur 75 sites ont été endommagées, huit postes de police ont subi des dégâts et 17 450 tonnes de canne à sucre ont été brûlées. Le Metro Express a également été touché, avec des pertes de revenus estimées à Rs 51 millions, selon le ministre des Transports, Osman Mahomed.

Ces destructions perturbent les activités économiques, pénalisent les entreprises et pèsent sur les finances publiques, tout en nourrissant un sentiment d’insécurité. L’aéroport international SSR est resté opérationnel pendant le couvrefeu, limitant l’impact sur le transport aérien. L’hypothèse d’une stratégie visant à frapper l’économie pour affaiblir le gouvernement est examinée, mais les dégâts ne suffisent pas à prouver l’existence d’un commanditaire. Les enquêteurs devront déterminer si les incidents présentent des liens concrets.

Au final, la question demeure : les violences ont-elles été exploitées par des opportunistes ou certains acteurs ont-ils tenté d’en faire un levier contre l’économie et les autorités ? L’hypothèse d’une orchestration par des barons de la drogue reste à démontrer.

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