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Policier contrôlé positif à l’alcootest

Aucun traitement de faveur promis, mais la saisie de son véhicule reste incertaine

19 octobre 2026, 10:00

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Aucun traitement de faveur promis, mais la saisie de son véhicule reste incertaine

Un policier comptant près de 25 ans de service a été soumis à un alcootest après un accident survenu au rond-point de Mapou, le samedi 17 octobre, vers 6 h 30. Le test s’est révélé positif. L’homme, qui conduisait son véhicule personnel, a été placé en détention. L’affaire a rapidement pris de l’ampleur après la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux. Le ministre des Transports terrestres, Osman Mahomed, a confirmé les faits sur Facebook après vérification auprès des Casernes centrales, affirmant que le policier devra répondre de ses actes en justice car «nul n’est au-dessus de la loi».

Deux questions se posent désormais : y aura-t-il un «cover-up» et son véhicule sera-t-il saisi ?

Sur le premier point, le ministère Mahomed est catégorique. Pour Iqbal Oozageer, attaché de presse du ministère, aucune tentative d’étouffer l’affaire n’est envisageable. «Il n’y aura pas de traitement de faveur parce qu’il est policier. Au contraire, la sanction doit être plus sévère, car il représente la loi et devrait maintenir l’ordre.» Selon lui, le Directeur des poursuites publiques (DPP) devrait engager des poursuites après enquête. Il estime que le policier ne contestera pas les faits, jugés flagrants : état second, alcootest positif, accident. «Il n’y aura pas de compassion. Le gouvernement durcit les lois, et voilà qu’un policier lui-même les enfreint», ajoute-t-il, appelant à un jugement exemplaire.

Absence d’un terrain sécurisé

La question de la saisie du véhicule, en revanche, demeure plus floue. La Road Traffic (Amendment) Act 2026, adopteé le 1ᵉʳ septembre et entrée en vigueur dans la nuit du 29 au 30 septembre, prévoit la saisie du véhicule de tout conducteur contrôlé positif ou refusant le test, conformément au nouvel article 123. Le véhicule peut être vendu aux enchères après trois mois sans réclamation. Cet article prévoit également une suspension de permis de deux à six mois, après un passage en cellule de dégrisement, puis devant un magistrat, même en l’absence d’accident. Le ministre a évoqué des amendes allant de Rs 100 000 à Rs 250 000 et jusqu’à cinq ans de prison, avec des peines alourdies en cas de récidive.

Cependant, Osman Mahomed avait précisé le 30 septembre que la saisie n’était pas encore applicable pour des raisons administratives : la police ne dispose pas, pour entreposer les véhicules, d’un terrain sécurisé, qui doit être goudronné, clôturé et équipé de caméras. Iqbal Oozageer confirme ce blocage : la loi est en vigueur, mais le commissaire de police n’est pas prêt, faute d’un espace protégé contre le pillage. Il évoque toutefois une possibilité : «Si la police estime pouvoir saisir le véhicule et le garder dans un poste, elle peut le faire. L’application est entre ses mains.»

Au Police Press Office, Suhail Lidialam confirme l’obstacle logistique, sans mentionner cette alternative. «Le problème actuel concernant la saisie des véhicules, c’est que nous n’avons pas d’emplacement pour le moment.» À ce stade, rien n’indique que le véhicule du policier ait été saisi. Les deux porte-parole assurent que cette situation n’est pas liée à un traitement de faveur, mais à un blocage matériel qui s’applique à tous les contrevenants.

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