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Kronik KC Ranze

Illustrations de la démence !

18 octobre 2026, 09:30

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Illustrations de la démence !

À défaut de la faya, on a mis le feu !

À Grand-Gaube, à Bambous, à Abercrombie, à Tamarin ; la bavure policière qui menait Élodie à la table d’opération transformait une grogne prolongée contre les coupures d’eau en une colère que l’on ne retenait plus...

Si la violence ne pourra jamais se justifier, on se doit cependant d’essayer de la comprendre. Du moins dans sa forme spontanée initiale. Sûrement pas dans celle qui, opportuniste, veut parasiter le moment, régler des comptes, piller, casser, faire certains jubiler en se faisant passer pour plus virils qu’ils ne sont à l’ordinaire ! Mais quand les assiettes sales s’empilent dans l’évier, quand les toilettes ne peuvent plus être évacuées de leur pestilence, quand le linge ne se lave plus, quand les bienfaits d’une douche ne sont plus accessibles, et que cette situation est perçue comme ne s’appliquant pas à tous, indistinctement, on pose inévitablement les bases d’une explosion sociale en temps et lieu...

On connaît le problème de l’eau depuis longtemps. Et les ménagères qui descendent dans la rue au son de leurs casseroles maculées, on les a déjà vues et entendues plus d’une fois ! Au point qu’en 2014, quand le PTr perdait les élections, c’est aussi la promesse de l’eau 24/7 qui fit la différence ! Douze ans plus tard, quel est le progrès ?

Je le dis ici sans ménagement : TOUS les gouvernements, les ministres, les ingénieurs, les CEO, les policy makers, les contracteurs qui sont responsables depuis des décades, par mollesse ou par incompétence ou pire, de n’avoir pas réussi à mater la collecte et la distribution adéquate d’eau dans un pays où, bon an, mal an, il tombe du ciel 3 400 MILLIONS de m3 d’eau (*), sont COUPABLES d’avoir engendré ce que nous vivons actuellement.

Les réservoirs se vident ? Pendant ce temps, sous ma fenêtre, coulent encore gentiment quelques millions de m3 d’eau vers la mer… Mini barrages ? Certes! Containerised pressure pumps ? Oui ! Recyclage ? Sans doute ! Dessalement ? Parfois… Mais il faut cesser d’écrire des rapports, de causer et maintenant AGIR ! En tout cas, LA PRIORITÉ NATIONALE ABSOLUE ne peut qu’être un réseau de distribution qui ne pisse pas plus que la moitié des 62 % qu’il pisse actuellement.

Sous les trois prochaines années!!! Sinon, ça va encore barder !!!

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On croyait avoir tout vu ! Mais non !

La dernière ?

Donald J. Trump, celui qui s’était engagé à régler le conflit russo-ukrainien «en 24 heures» après son élection de 2024 (**) (un conflit qui, dit-il, n’aurait jamais dû avoir lieu s’il avait été président à la place de Biden – qui le croit ?), vient de trouver une ‘solution’. Deux ans après !

Il suffirait apparemment que l’Ukraine change de président ! Car celui qui existe, dûment et valablement élu, Zelensky, refuse de se plier à sa dernière petite combine sur le diesel de Poutine...

Les faits sont accablants ! Après l’invasion (tolérée) de la Crimée en 2014 par des soldats en civil et celle (tentée) de l’Ukraine tout entière en 2022, la Russie fut condamnée de toute part ; sauf par la Chine, la Corée du Nord, la Biélorussie, l’Iran, l’Érythrée, le Myanmar et la Slovaquie. Des sanctions sévères furent éventuellement imposées par les démocraties d’Europe et de l’Amérique du Nord, notamment sur les exportations de gaz et de pétrole russes. Encore que l’Europe importe toujours de l’énergie de la Russie, même si à un rythme bien réduit… Ainsi, depuis 2022, le gaz a été réduit de 45 % du total à 12 %, le pétrole de 27 % à 2 % et le charbon à zéro. L’Inde, protégeant ses intérêts économiques, fut même menacée, puis se vit imposer des sanctions tarifaires de 50 % pour avoir continué d’importer du pétrole russe, qui se vendait avec une décote sérieuse qui convenait à Delhi. Et pas plus tard que le 18 septembre dernier, Trump signait la Lindsey Graham Act qui aggravait les sanctions, notamment pétrolières, contre l’Iran et la Russie. C’était il y a moins d’un mois!

Or, le vendredi 9 octobre, Trump annonçait qu’il mettait un terme aux sanctions sur les exportations de diesel russe pour une période de six mois ! L’espoir était que le prix sur le marché mondial baisse, avant les élections ‘mid term’ du 3 novembre prochain, où les républicains sont sous pression. Il annonçait même que les États-Unis importeraient directement 2,25 millions de barils de diesel immédiatement, ce qui équivaut à moins d’un jour de consommation aux États-Unis… Son pacte avec Poutine, qui génère une opposition grandissante, y compris chez les républicains, avait cependant une condition que l’on ne peut que qualifier de ‘léonine’: que l’Ukraine cesse, unilatéralement de bombarder les raffineries russes ! Les Ukrainiens refusaient évidemment sauf si la Russie cessait, en parallèle, de bombarder les ressources énergétiques de l’Ukraine ! Trump, pris au piège, déclarait, sans consultation préalable, un ‘armistice énergétique’ entre les deux pays. La Russie attaquait, dans les heures qui suivirent, deux centrales électriques ukrainiennes pour démontrer sa volonté de non-réciprocité. La pression américaine sur Kiev, qui, pour ne pas embêter Trump, ne bombardait pas les raffineries russes trois jours durant, fut brutale, mais l’Ukraine ne cédait pas, insistant sur le fait qu’une trêve se devait d’être réelle, mutuelle et garantie pour exister...

Ainsi la colère de Trump qui accusait même son allié d’agir contre les intérêts américains et menaçait Zelensky de lui enlever l’accès aux réseaux d’intelligence américains…

Peut-être faut-il rappeler que le prix du diesel mondial explosait surtout après la guerre lancée par Trump lui-même contre l’Iran ? Et aussi, qu’en amont de cette décision surprenante de canaliser des dollars vers «l’ennemi» russe, il y avait des discussions presque finalisées d’un consortium américain, menées par Boehly, financier des ambitions politiques de Trump, pour reprendre les actifs de Lukoil, conglomérat pétrolier russe ! Witkoff et Kushner n’étaient pas loin…

Cet épisode de cynisme mercantile incroyable, après celui des 5 000 dollars promis à TOUS les Américains, si les républicains gagnent aux élections du 3 novembre ($ 1,3 trillion, non budgétisés siouplait !), illustre peut-être que Trump a touché le fond ? Ou peut-être pas encore ? Car il pourrait encore acheter du diesel… iranien ! Qui sait ?

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C’est clair comme de l’eau de source ! Les récents ajustements au PIB, qui augmentent la richesse totale créée dans une année particulière, ne mettent pas plus d’argent dans la caisse gouvernementale, ni ne réduisent les déficits qui nous encombrent ! Quand on révise le PIB de Rs 165 milliards pour les années 2022, 2023 et 2024, ça ne rend même pas le pays plus riche aujourd’hui, cette ‘richesse’ ou ce ‘produit’ étant déjà derrière nous… Déjà consommé ou employé… Du rapport cité de l’IMF de juin 2025, ne retenir que l’output, c.-à-d. le PIB, ne change en rien les déficits et les dettes…

Seules changent les relativités par rapport au PIB.

Par exemple, le déficit budgétaire pour 2024- 2025 est toujours de Rs 67 milliards! Par rapport à un PIB qui a augmenté, le déficit qui était de 9,3 % du PIB aura donc été ramené au niveau certes plus confortable d’approximativement 9 %, ce qui est loin d’être un triomphe par contre ! De même, puisque le dénominateur augmente, le ratio de la dette nationale baisse de 88 % à 81,5 %, selon une estimation de l’économiste Rattan Khushiram. De quoi rassurer Moody’s ? Mais ces ajustements ne changent absolument pas la dette totale du pays en termes absolus ! Au 30 juin 2026, la dette du gouvernement central reste scotchée à Rs 615,8 milliards, que le PIB ait augmenté ou pas. Prétendre que le pays est, sur la base de PIB ajustés, dans une bien meilleure situation que celle relevée par le State of the Economy serait une exagération ! Le déficit budgétaire, sans Chagos et sans ‘means test’, va toujours tourner autour de 5 % au lieu des 3,7 % que l’on ambitionnait, ce qui reste beaucoup trop…

D’ailleurs, encore une fois en termes ABSOLUS plutôt que RELATIFS, les pertes que les contribuables devront aussi avaler/subventionner n’ont pas disparu et… continuent d’augmenter ! Silver Bank, MIC, Casinos, CWA, Metro Express, New Social Living Development, National Property Fund, Wastewater Management Authority, Air Mauritius, NTC, la Poste, etc. ont d’importantes pertes à combler ou des prêts à rembourser. Nous ne sommes toujours pas assez riches pour le faire !

Il faut cesser de vivre au-dessus de nos moyens : produire plus, dépenser moins… Ne pas casser !

Et pour mettre en perspective, n’oublions pas, s'il vous plaît, que la comptabilité nationale révise ses chiffres régulièrement. De ‘planned’ à ‘estimate’ à ‘revised estimate’ à ‘final estimate’... Même un ‘actual’ fait régulièrement l’objet de ‘prior year adjustments’ ou de changement de base de calcul. Les chiffres qui se font plus précis sont forcément amovibles !

(*) https://lexpress.mu/s/et-si-lon-vivait-debout-562272

(*) https://lexpress.mu/s/infrastructures-hydriques-etautres-560817

(**) https://www.youtube.com/watch?v=_fEbG

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