Publicité

Libération sous caution de Steven Moothoocurpen

La défense qualifie l’enquête de la FCC de «Fishing expedition»

17 octobre 2026, 11:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

La défense qualifie l’enquête de la FCC de «Fishing expedition»

La défense de Steven Moothoocurpen a vivement contesté, jeudi 15 octobre, devant le tribunal de Moka, les motifs avancés par la Financial Crimes Commission (FCC) pour s’opposer à sa libération sous caution. Au cœur des plaidoiries de Mᵉ Neil-Pillay : l’identité de deux suspects que les enquêteurs chercheraient encore à établir, l’absence de certains éléments techniques et les conditions dans lesquelles le téléphone de son client a été examiné.

L’avocat a qualifié l’enquête de «fishing expedition», estimant que la FCC poursuivrait ses investigations sans disposer de tous les éléments nécessaires. Selon lui, les enquêteurs auraient sollicité une ordonnance judiciaire afin d’obtenir des informations permettant d’identifier deux contacts dans le répertoire du téléphone de Moothoocurpen, enregistrés sous des pseudonymes. Or, les relevés détaillés réclamés aux opérateurs téléphoniques ne seraient pas encore disponibles.

Mᵉ Pillay a également mis en cause la déposition de l’inspecteur Thandrayen. Alors que ce dernier aurait affirmé que la FCC tentait toujours de les identifier, l’enquêteur Purgauss aurait indiqué qu’ils étaient déjà identifiés. En contre interrogatoire, Thandrayen avait affirmé qu’il ne pouvait se prononcer à la place de son collègue.

Autre point soulevé : les circonstances de l’examen du téléphone. Mᵉ Pillay a relevé que l’inspecteur Thandrayen avait initialement indiqué avoir été présent lors de cette opération, avant de revenir sur cette version. L’avocat s’est alors interrogé sur les conditions dans lesquelles le consentement de son client aurait été obtenu.

En réponse, Mᵉ Trishul Naga a défendu la position de la FCC. L’enquêteur Thandrayen a notamment soutenu que Moothoocurpen pourrait compromettre la récupération d’éléments de preuve contenus dans son téléphone. Il a expliqué que l’identité des deux personnes restait à établir, notamment parce qu’elles utiliseraient des pseudonymes, et que les relevés des opérateurs étaient attendus.

Mᵉ Pillay a, pour sa part, proposé des alternatives à la détention : une restriction géographique, un suivi par téléphone équipé d’un système GPS et l’interdiction de contacter les personnes désignées par la FCC. Il a également évoqué les deux enfants en bas âge de son client. La décision de justice sera rendue le lundi 19 octobre.

Publicité