Publicité

Attaque de chiens sur la plage de Baie-du-Tombeau

Une famille conteste la version de la voisine

11 octobre 2026, 18:30

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Une famille conteste la version de la voisine

Photo d'illustration.

À la suite de l’article dans l’express de ce dimanche 11 octobre, intitulé «Baie-du-Tombeau : Attaquée par des chiens, une habitante réclame une intervention urgente», une famille affirme que les chiens vivaient à l’état errant sur la plage depuis près de trois ans. Elle soutient avoir sollicité à plusieurs reprises l’aide de la Mauritius Society for Animal Welfare (MSAW) sans obtenir de réponse et allègue que l’incident du mardi 6 octobre a dégénéré après que leur tante a reçu une gifle au visage.

La famille impliquée conteste la version des faits rapportée par sa voisine, Nathalie de Ricquebourg, âgée de 62 ans. Elle demande que l’ensemble des circonstances entourant cet incident soit examiné, y compris les événements qui l’auraient précédé. Selon les explications de la famille, les chiens au cœur de la controverse ne seraient pas arrivés récemment dans le secteur. Elle affirme que les animaux, recueillis alors qu’ils étaient encore des chiots, vivaient à l’état errant sur la plage depuis près de trois ans. Il s’agirait d’un berger belge malinois dressé et d’un petit Yorkshire terrier. La famille soutient avoir multiplié les démarches afin de trouver un foyer permanent aux deux animaux, notamment en les proposant à l’adoption et en tentant de contacter la MSAW pour organiser leur prise en charge.

«Nous essayons depuis longtemps de trouver une solution pour ces chiens et nous avons contacté la MSAW à plusieurs reprises. Mais d’après notre expérience, nos appels sont restés sans réponse et les chiens n’ont jamais été récupérés, alors qu’une plainte a été déposée au poste de police», affirme la famille. Selon elle, l’absence de réponse concrète a contribué à une situation qui a désormais dégénéré en un sérieux différend de voisinage.

Une précédente altercation sur la plage

La famille évoque également un incident antérieur. Elle allègue qu’un soir, vers 23 heures, leur voisine serait sortie de chez elle avant de lancer des pétards en direction des chiens, qui se trouvaient alors sur la plage. D’après son récit, le berger belge malinois aurait observé la scène sans attaquer. La famille attribue ce comportement au dressage de l’animal et à son obéissance. Ces allégations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.

Mardi, la famille allègue que leur tante a reçu une gifle. Elle affirme que la situation a pris une tournure plus grave. L’un de ses membres explique qu’il se trouvait à bord d’un bateau lorsqu’il a demandé qu’on lui apporte un outil. Entre-temps, les chiens seraient partis sur la plage avec sa tante, qui tentait de les ramener à la maison. Selon le récit familial, Nathalie de Ricquebourg serait alors sortie de chez elle, son téléphone portable à la main, en criant et en faisant des gestes brusques près de sa porte.

La famille allègue que la tante aurait demandé à la voisine de se calmer et de regagner son domicile. La confrontation aurait ensuite dégénéré lorsque cette dernière lui aurait asséné une gifle au visage, la faisant saigner du nez. Le membre de la famille affirme avoir immédiatement quitté le bateau pour s’enquérir de l’état de sa tante. C’est à ce moment-là, allègue-t-il, que le berger belge malinois aurait réagi. La famille insiste sur le fait que le comportement du chien doit être replacé dans le contexte de l’altercation qui l’aurait précédé, plutôt que d’être considéré isolément. Toujours selon cette version, la tante n’aurait pas riposté. Elle aurait plutôt pris le chien et serait rentrée chez elle.

Une altercation présumée devant le domicile familial

La famille affirme en outre que la voisine se serait ensuite présentée à son domicile muni d’une batte de baseball. Des policiers du poste de Baie-du-Tombeau se seraient par la suite rendus sur place afin de recueillir les explications des personnes concernées. Les policiers auraient pu observer le comportement des chiens ainsi que leur réaction aux ordres de la famille. Elle affirme que les animaux étaient attentifs aux instructions qui leur étaient données. Toutefois, ce récit de la visite policière ne permet pas, à lui seul, d’établir qu’une conclusion officielle aurait été formulée quant au tempérament des chiens ou aux circonstances de l’altercation alléguée.

La famille réclame un examen équitable des faits

Pour la famille, ce différend ne saurait être réduit à un incident isolé sans tenir compte de l’historique des chiens, des démarches qu’elle affirme avoir entreprises pour obtenir de l’aide et des événements qui auraient précédé la réaction de l’animal. Elle demande que les circonstances soient examinées de manière équitable, notamment les allégations de gifle, la blessure présumée de leur tante, la confrontation qui aurait suivi devant le domicile familial ainsi que les démarches qu’elle affirme avoir effectuées auprès des autorités pour faire prendre en charge les chiens.

La famille souhaite également que les autorités trouvent une solution durable à cette situation, afin de garantir la sécurité des résidents et des visiteurs, tout en assurant le bien-être des animaux. «Notre intention n’est pas de provoquer davantage de conflits. Nous voulons que toutes les circonstances soient entendues, que notre version des faits soit prise au sérieux et qu’une véritable solution soit trouvée pour ces chiens. Les événements qui ont précédé l’incident sont importants et nous estimons qu’ils méritent d’être examinés équitablement», affirme la famille. Elle insiste sur la nécessité de faire entendre sa version des faits au même titre que toute autre version, avant que des conclusions ne soient tirées.

Publicité