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Cybersécurité
«Hack the campus» : quand les étudiants passent à l’offensive
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Cybersécurité
«Hack the campus» : quand les étudiants passent à l’offensive
Le temps d’une journée, le campus de Middlesex University Mauritius, à Flic-en-Flac, s’est transformé en véritable terrain d’affrontement numérique. Le vendredi 2 octobre, plus de 70 étudiants issus de plusieurs établissements d’enseignement supérieur du pays ont participé à la première édition de Hack the campus, une compétition interuniversitaire de cybersécurité organisée sous le format Capture the flag.
Répartis en 25 équipes, les participants ont dû faire preuve de logique, de rapidité et, surtout, d’un solide esprit d’équipe pour venir à bout de scénarios de difficulté croissante. Étudiants de l’Université de Maurice, de l’University of Technology Mauritius, de VIT-Mauritius, de Polytechnics Mauritius et de Middlesex University Mauritius se sont ainsi retrouvés autour d’un même défi : «Think. Discover. Exploit. Capture the flag.»
Au fil des épreuves, il leur a fallu identifier des vulnérabilités, analyser des preuves numériques, enquêter sur du trafic réseau ou encore décoder des informations. Cryptographie, sécurité web, reverse engineering, analyse des réseaux et Open-Source Intelligence figuraient au programme. Chaque défi résolu a permis de découvrir un «drapeau» numérique et de grimper au classement, actualisé en temps réel.
Mais derrière l’aspect compétitif, l’exercice a répondu à une préoccupation bien réelle. Avec la généralisation du cloud computing, de l’intelligence artificielle et de l’Internet des objets, les réseaux sont toujours plus interconnectés et les cybermenaces plus complexes. La formation de spécialistes capables de comprendre les méthodes des attaquants et de renforcer les défenses devient dès lors un enjeu pour de nombreux secteurs. La présence de sponsors issus de domaines variés – notamment la Mauritius Commercial Bank (MCB), la General Construction Co Ltd, Quality Beverages, Arrowtech et Snack SSS Triolet – illustre d’ailleurs cette transversalité. La cybersécurité ne concerne plus uniquement les entreprises technologiques : finance, construction, industrie ou agroalimentaire dépendent désormais largement de leurs infrastructures numériques.
Pour Mari Jansen Van Rensburg, Provost et directrice de Middlesex University Mauritius, la pratique doit occuper une place centrale dans la formation. Une approche également défendue par Philippe Enjalbal, Chief Information Officer de la MCB, qui a souligné l’importance de profils capables de faire preuve de curiosité, de créativité et de persévérance. Au terme de la compétition, Shihad Shibchurn et Inshiraah Munir, de Middlesex University Mauritius, ont remporté la première place. Oleg Narainen, Caellum Buys et Dhruv Bisht, représentant également l’établissement, se sont classés deuxièmes.
Au-delà du podium, Hack the campus aura surtout permis de confronter les étudiants aux réalités d’un domaine où la théorie ne suffit pas : il faut savoir observer, chercher, comprendre… et, parfois, penser comme celui qui attaque pour mieux savoir comment défendre.
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