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Eau, carburants, «National Crime Agency»
Le Rassemblement Mauricien propose des mesures face aux urgences nationale
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Eau, carburants, «National Crime Agency»
Le Rassemblement Mauricien propose des mesures face aux urgences nationale
Face à la crise hydrique, à la hausse du coût des carburants et aux interrogations entourant le National Crime Agency Bill, le Rassemblement Mauricien a présenté plusieurs propositions lors d’une conférence de presse vendredi 9 octobre, à l’hôtel Hennessy Park, à Ébène. Son leader, Nando Bodha, plaide notamment pour une meilleure coordination des mesures d’urgence et davantage de transparence.
L’eau, une urgence nationale
«L’eau, c’est la vie.» Face à la dégradation de l’approvisionnement en eau, Nando Bodha met en garde contre une aggravation des tensions sociales si des mesures concrètes ne sont pas prises rapidement.
Il évoque une baisse importante de la production à Mare-aux-Vacoas, passée, selon les chiffres présentés, d’environ 110 000 m3 par jour à 58 000 m3. Le déficit atteindrait quelque 40 000 m3 quotidiennement.
Pour faire face à cette situation, le leader du Rassemblement Mauricien propose la création d’un National Emergency Command Centre opérationnel 24 heures sur 24. Cette structure réunirait les organismes concernés, les autorités locales, la police, les météorologues, des experts et le secteur privé afin de coordonner les interventions et de cibler les régions les plus touchées.
Parmi les mesures avancées figurent le recours éventuel aux rivières et aux forages, la mobilisation de camions-citernes ainsi que le repérage et la réparation urgente des fuites. Nando Bodha insiste également sur une répartition équitable de l’eau et une meilleure communication avec la population. À plus long terme, il préconise une étude hydrologique de Maurice pour anticiper les effets du changement climatique.
Carburants : atténuer la hausse
Nando Bodha estime que la hausse des prix des carburants pèse directement sur le pouvoir d’achat et les coûts des entreprises. Il propose que l’État renonce temporairement à environ Rs 1,2 milliard de recettes mensuelles liées au mécanisme de prix afin d’amortir cette hausse.
De son côté, Manoj Ramdin, directeur exécutif de Petro-Tec à Maurice, a rappelé la dépendance énergétique du pays, qui importerait environ 90 % de l’énergie consommée, dont près de 60 % sous forme de produits pétroliers et 30 % de charbon, selon les données présentées.
Il a souligné que le prix des carburants dépend notamment des cours internationaux, des primes négociées avec les fournisseurs, du taux de change et de la TVA. La prime serait passée d’une moyenne de 6 dollars à 15 dollars. Il plaide pour davantage de transparence sur ces coûts et une stratégie énergétique à long terme, notamment à travers le développement du solaire et des capacités de stockage pétrolier.
«National Crime Agency» : des garanties réclamées
Le Rassemblement Mauricien a également exprimé ses réserves concernant le National Crime Agency Bill. Nando Bodha estime que la lutte contre la drogue, la fraude et la corruption doit s’accompagner de mécanismes de contrôle des institutions chargées de ces missions.
Me Kailash Trilochun a notamment contesté certaines dispositions du projet de loi, qu’il juge susceptibles de réduire des pouvoirs d’enquête actuellement exercés par la police sous contrôle judiciaire. Il réclame un examen approfondi du texte et un débat public sur ses conséquences pour les droits fondamentaux.
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