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Banian de La Mivoie

L’abattage stoppé, Percy Yip Tong arrêté, puis libéré

9 octobre 2026, 16:00

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L’abattage stoppé, Percy Yip Tong arrêté, puis libéré

■ Des activistes enchaînés à un banian, hier.

Hier matin, à La Mivoie, plusieurs troncs du banian avaient déjà été sectionnés en hauteur. Les branches coupées s’entassaient à son pied, feuilles encore vertes, tandis qu’un ouvrier en gilet débitait le bois à la tronçonneuse. La coupe avait commencé mercredi. À quelques pas, des protestataires se tenaient contre le tronc, entre les racines aériennes. Le travailleur social Percy Yip Tong s’y est enchaîné avec d’autres activistes. Ils voulaient retarder l’abattage et obtenir un dialogue avec le promoteur concerné.

Percy Yip Tong a finalement été arrêté hier sous une accusation de rogue and vagabond. Il a toutefois été libéré en début de soirée et comparaîtra en cour aujourd’hui.

Au cours de la journée, plusieurs personnes ont dénoncé sur les réseaux sociaux l’abattage de l’arbre. Le ministre de l’Environnement, Rajesh Bhagwan, leur a fait écho dans un communiqué. «Chaque arbre abattu est un crime contre la nature», affirme-t-il. Il confirme surtout que l’abattage a été stoppé. Selon lui, dès qu’il a été alerté de la situation mercredi, il a pris contact avec le ministère concerné. Il affirme également avoir obtenu du promoteur l’engagement de préserver les cinq autres arbres qui devaient être abattus.

Coordination réclamée

Cet épisode pose toutefois la question de la coordination entre ministères et entre officiers. Rajesh Bhagwan rappelle que, sur le plan légal, le dossier ne relève pas de son ministère, mais du département des Bois et Forêts du ministère de l’Agro-industrie.

Le ministre souhaite ainsi une meilleure coordination chaque fois qu’un arbre doit être abattu, que ce soit dans le cadre d’un projet d’infrastructure ou pour des questions de sécurité. Il cite notamment le dispositif déjà en place avec la Beach Authority pour les arbres situés sur les plages.

L’avocat Rama Valayden va dans le même sens. Il a adressé hier une lettre aux deux ministres concernés dans laquelle il réclame la mise en place d’un protocole. L’Environnement serait informé de toute demande d’abattage et une enquête serait menée au préalable sur l’âge de l’arbre, sa rareté, la topographie des lieux, son importance culturelle pour la région, les solutions de rechange et les conséquences sur l’habitat environnant.

Le banian, écrit-il, abrite des milliers de serins du Cap et de pic-pics. Il demande aussi que les circonstances de l’abattage soient examinées, en référence à l’article 8(2)(a) de la Forests and Reserves Act de 1983. Il dit comprendre qu’aucun officier des Bois et Forêts n’était présent mercredi.

Le ministère de l’Agro-industrie nous en a donné la raison : le banian se trouve sur un terrain privé et le département des Bois et Forêts n’intervient que lorsqu’un arbre est situé sur la voie publique.

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