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«Road rage»
Deux cas depuis l’entrée en vigueur des nouvelles sanctions
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«Road rage»
Deux cas depuis l’entrée en vigueur des nouvelles sanctions
■ Les comportements agressifs sur la route sont passibles de Rs 50 000 à Rs 100 000 d’amende et de 12 mois de prison.
Les nouvelles dispositions sur la road rage sont à peine entrées en vigueur que deux cas ont déjà été rapportés à la police. Le premier remonte au vendredi 2 octobre, au lendemain de l’entrée en vigueur des amendements à la Road Traffic Act ; le second a été signalé à Bambous le mercredi 7 octobre.
La réforme crée pour la première fois une infraction spécifique de road rage. Commet désormais une infraction toute personne qui agresse ou menace d’agresser un autre usager de la route ; ou qui tient des propos ou adopte un comportement agressif, menaçant, violent, abusif ou insultant. Sont aussi visés l’utilisation d’une arme dans l’intention de blesser, le fait de monter sur un véhicule ou de tenter d’en forcer l’ouverture, ainsi que les dommages causés au véhicule ou aux biens d’un autre usager.
La loi couvre encore l’obstruction délibérée de la circulation (rassemblement et manifestation illégaux, sit-in, barricade, véhicule ou objet placé sur la chaussée), ainsi que des actes susceptibles de provoquer la peur ou de troubler l’ordre public. Une condamnation peut entraîner une amende de Rs 50 000 à Rs 100 000 et jusqu’à 12 mois d’emprisonnement.
Un coup de poing sur le pont SAJ
Le premier cas concerne une automobiliste de 44 ans. Le vendredi 2 octobre, vers 17 h 53, elle empruntait la voie de sortie de l’autoroute M1 en direction du pont sir Anerood Jugnauth (SAJ), dans une circulation très lente. Une voiture arrivant derrière elle aurait tenté de se frayer un passage sur sa droite. Ne pouvant lui céder le passage, elle a poursuivi sa route.
Sur le pont, l’autre véhicule se serait brusquement porté à sa hauteur. Le conducteur aurait sorti le bras par la fenêtre et frappé violemment du poing la portière arrière gauche, avant de filer vers Coromandel. Après s’être arrêtée dans un endroit sûr, l’automobiliste a constaté une bosse sur la portière. Les dégâts sont estimés à environ Rs 50 000. Son véhicule étant équipé de caméras à l’avant et sur les côtés, les images pourraient aider les enquêteurs à identifier l’auteur présumé.
Le second cas s’est produit dans la nuit du 6 au 7 octobre à Bambous. Un automobiliste de 26 ans circulait avec son épouse et leur enfant de 18 mois lorsqu’un autre véhicule l’aurait brusquement dépassé avant de s’arrêter devant lui. Le conducteur serait descendu, lui aurait adressé des propos agressifs, puis l’aurait giflé. Blessé, l’automobiliste s’est rendu à l’hôpital.
L’affaire a pris une autre tournure au poste de police. Alors que la victime enregistrait sa déposition, le suspect lui aurait proposé Rs 5 000 pour qu’elle retire sa plainte. Arrêté pour bribery, il a comparu devant le tribunal de district de Rivière-Noire et a écopé de Rs 10 000 d’amende, plus les frais. Le volet road rage sera appelé le 25 février 2027.
Alcool, téléphone, courses illégales
La road rage n’est qu’un volet de la réforme. La conduite sous l’influence de l’alcool, de drogues ou d’autres substances intoxicantes entraîne désormais la suspension du permis de deux à six mois, même en l’absence d’accident. Une première condamnation peut entraîner une amende de Rs 200 000 à Rs 500 000 et jusqu’à cinq ans de prison ; en cas de récidive, l’amende peut atteindre Rs 1 million et la peine de prison, huit ans.
Les sanctions sont également alourdies pour les courses automobiles illégales, le refus de s’arrêter à la demande d’un policier et l’utilisation au volant d’un téléphone tenu en main. Un échappement modifié peut valoir une amende allant jusqu’à Rs 10 000. Enfin, des peines plus lourdes sont prévues lorsqu’un décès survient à la suite de certaines infractions graves au Code de la route.
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