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Meurtre de Kamla Beechook
Justin Baleinier condamné à 25 ans de prison
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Meurtre de Kamla Beechook
Justin Baleinier condamné à 25 ans de prison
Le drame remonte au 18 juillet 2024 quand l’ex-compagne de Justin Baleinier, Kamla Beechook, a été retrouvée sans vie à son domicile de Saint-Leu. © Info.re
Mardi, selon la presse réunionnaise, Justin Baleinier a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son ex-compagne mauricienne, Kamla Beechook, en juillet 2024. Il a aussi l’interdiction de porter une arme pendant 10 ans ainsi qu’une inéligibilité de 10 ans.
Le drame remonte au 18 juillet 2024. Ce jour-là, une aide-soignante devait se rendre chez Justin Baleinier, qu’elle suivait pour des problèmes de santé. Personne ne lui ouvre. Elle se rend alors chez une voisine, qui est l’ancienne compagne de son patient. Là encore, aucune réponse, mais un téléphone sonne à l’intérieur. L’aide-soignante finit par découvrir Kamla Beechook au sol, sans vie et présentant plusieurs blessures. Les constatations orientent les enquêteurs vers une intervention humaine.
Justin Baleinier demeure introuvable. Pendant plusieurs semaines, les gendarmes multiplient les recherches dans des maisons abandonnées, des secteurs isolés, des ravines… Des moyens aériens sont mobilisés.
Un mois après le meurtre, les enquêteurs découvrent un matelas et des provisions dans une cavité rocheuse. Un dispositif de surveillance est installé, confirmant la présence de Baleinier. Le GIGN intervient alors pour procéder à son arrestation.
Huit plaies constatées
Au premier jour du procès, lundi 5 octobre, les débats ont porté sur les constatations médico-légales sur le corps de Kamla Beechook. La médecin légiste a décrit huit plaies, dont cinq pénétrantes. La perte de sang importante serait à l’origine du décès. Une contusion a également été relevée au poignet droit.
La défense, représentée par Mᵉ Guillaume Albon, a tenté d’établir si cette contusion pouvait correspondre au coup de pied dont Baleinier affirme avoir été victime. La légiste a jugé cette hypothèse plausible. L’accusé conteste toutefois avoir étranglé son ex-compagne, mais le larynx fracturé de cette dernière soulève des interrogations. Selon la légiste, une telle blessure nécessite l’application d’une pression significative.
Une relation difficile
Les témoignages recueillis au cours de l’enquête ont permis de revenir sur la relation du couple. L’entourage décrit une relation difficile et un homme pouvant se montrer agressif.
Baleinier avait déjà été condamné pour violences conjugales. Après sa sortie de prison, il avait quitté le domicile commun pour s’installer dans une maison appartenant à son grandpère, située près de celle de Kamla Beechook. Le jour du drame, il affirme s’être rendu chez elle pour discuter de son départ du secteur. Une dispute aurait éclaté. Selon lui, la victime aurait menacé d’alerter les gendarmes et de provoquer son retour en détention.
L’accusation a estimé regrettable que la famille de la victime, qui vit à Maurice, n’ait pas été prévenue de la tenue du procès.
Elle a conclu sa plaidoirie par ces mots : «Elle avait lesclés deson nouvel appartement. Elle voulaitrefairesa vie et justement, cette vie, Justin Baleinier la lui a retirée.»
L’avocate générale avait requis 30 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Justin Baleinier. Les jurés ne l’ont pas suivie, mais ont tout de même tranché à 25 ans de prison.
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