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Miniature Models Ltd
«Derrière la fermeture, il y a des femmes, des familles», dénoncent-elles dans une lettre au directeur
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Miniature Models Ltd
«Derrière la fermeture, il y a des femmes, des familles», dénoncent-elles dans une lettre au directeur
■ Une soixantaine de travailleurs se retrouvent dans l’incertitude après l’annonce de la liquidation de l’entreprise de Goodlands.
À Goodlands, une soixantaine de travailleurs de Miniature Models Ltd se retrouvent dans l’incertitude après l’annonce de la liquidation de l’entreprise. Parmi eux, des femmes qui y ont consacré dix, 20, voire plus de 40 ans de leur vie. Elles disent attendre toujours plusieurs salaires et les sommes liées à leurs années de service. À l’approche de la fin d’année, leur inquiétude grandit.
Elles ont passé des années à peindre minutieusement des figurines destinées à l’exportation vers l’Allemagne, puis vers différents marchés à travers le monde. Des gestes répétés, précis, parfois difficiles physiquement, qui ont rythmé une grande partie de leur vie professionnelle. Aujourd’hui, ces travailleuses de Miniature Models Ltd ne savent plus quand elles percevront les sommes qui leur sont dues.
Dans une lettre ouverte adressée à leur directeur, un comité de travailleurs raconte des années de dévouement à l’entreprise. Certaines évoquent des heures supplémentaires, parfois effectuées de nuit, ainsi que des tâches physiques liées notamment au déplacement de cartons et de matériel. «Derrière la fermeture, il y a des femmes, des familles et des vies bouleversées», écriventelles, faisant état de difficultés financières qui toucheraient certaines familles. Elles affirment notamment que des salaires ont commencé à être versés avec retard à partir de mai et que plusieurs sommes restent toujours impayées.
Le déménagement de l’usine en avril est également évoqué. Des travailleuses disent avoir participé au déplacement de matériel et d’étagères vers le premier étage, certaines affirmant avoir été blessées lors de ces opérations. Quelques semaines plus tard, expliquent-elles, les retards de salaires auraient commencé. Le cas de certaines employées illustre particulièrement leur désarroi. Une travailleuse comptant plus de quatre décennies de service aurait pris sa retraite en juin et serait toujours dans l’attente de ses droits. Selon le syndicaliste Ashvin Gudday, elle serait actuellement malade. «On est dans le flou», résume le négociateur syndical. Il affirme que des travailleurs n’ont toujours pas reçu leurs salaires d’août et de septembre et que des manquements subsistent également pour certains mois précédents.
Pas de faveur demandée
Selon lui, l’entreprise aurait récemment informé les travailleurs de sa liquidation et des lettres de licenciement auraient été remises. Il indique avoir conseillé aux employés de s’enregistrer auprès du Bureau du Travail pour bénéficier du Workfare Programme.
Mais les démarches administratives ne répondent pas à l’urgence du quotidien. À quelques semaines de la fin de l’année, certains travailleurs auraient des difficultés à financer leurs déplacements ou leurs dépenses courantes. Dans leur lettre, les travailleuses ne réclament pas de traitement particulier. Elles demandent le paiement des salaires dus, le règlement des compensations et des sommes liées à leurs années de service, ainsi que des réponses claires sur leur avenir. «Derrière chaque travailleuse, il y a une mère, une épouse, une sœur, une grand-mère, mais surtout un être humain qui mérite le respect et la justice», écrivent-elles. Pour Ashvin Gudday, l’urgence est désormais de trouver une issue concrète pour ces travailleurs qui se retrouvent sans emploi et sans visibilité sur leurs droits.
À Goodlands, derrière les petites figurines peintes avec patience pendant des années, ce sont surtout des parcours de vie qui attendent aujourd’hui une réponse.
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