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Chagos
Londres privilégie encore la voie diplomatique
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Londres privilégie encore la voie diplomatique
■ Navin Ramgoolam sera de retour au pays jeudi matin.
Londres souhaite toujours privilégier une solution diplomatique et parvenir à la ratification du traité sur les Chagos, fait-on ressortir dans les milieux diplomatiques britanniques. Mais Londres aurait désormais compris que Maurice ne compte pas attendre indéfiniment, ajoutent nos sources.
Après la rencontre de plus de deux heures, vendredi à Londres, entre Navin Ramgoolam et Jonathan Powell, le message mauricien semble avoir été reçu cinq sur cinq : Port-Louis reste disposé à dialoguer et à tenir compte des impératifs stratégiques liés à Diego Garcia, mais la souveraineté mauricienne sur l’archipel n’est pas négociable. Navin Ramgoolam quitte la capitale britannique ce mercredi. Du côté britannique, l’objectif serait désormais d’éviter une escalade juridique et de trouver une voie permettant de débloquer le processus de ratification du traité signé le 22 mai 2025.
Londres doit toutefois poursuivre ses consultations avec Washington, alors que l’administration Trump a publiquement exprimé son opposition à l’accord. «Trump ne va pas fléchir face à Andy Burnham. Mais on ne sait pas comment il va réagir face à une requête directe de Maurice. Ce que nous apprend l’accord sur le Groenland, c’est que la souveraineté juridique ne suffit pas, à elle seule, à déterminer le rapport de forces», fait-on ressortir dans les milieux du Capitole.
«Le cas groenlandais montre qu’un petit pays peut obtenir quelque chose d’important : empêcher que la puissance américaine obtienne tout ce qu’elle réclame initialement, tout en arrivant à un compromis sur ses intérêts stratégiques», ajoute-t-on.
Cette nouvelle configuration explique en partie la prudence des interlocuteurs britanniques. Le dossier des Chagos ne relève plus uniquement d’un faceà-face entre Port-Louis et Londres : les impératifs américains autour de Diego Garcia pèsent désormais directement sur le calendrier britannique.
Mais, selon nos sources, Londres a bien compris que la patience mauricienne a ses limites. Le gouvernement britannique préférerait donc parvenir à une solution par la voie diplomatique plutôt que de voir Maurice engager les démarches juridiques annoncées par le Premier ministre.
Le message de Navin Ramgoolam demeure ainsi inchangé : Maurice est prête à poursuivre le dialogue, mais pas à attendre indéfiniment.
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