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Island Padel Cup 2026

Les Mauriciennes savent ce qu’il reste à faire

4 octobre 2026, 16:15

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Les Mauriciennes savent ce qu’il reste à faire

Alice Danjoux, engagée et offensive lors de son passage sur les courts de l’Island Padel Cup 2026. © Unais Aumeeruddy et Rajaerison Christian Luke

Elles n’ont pas atteint la finale, mais les Mauriciennes ne sortiront pas les mains vides de cette Island Padel Cup. Face à Madagascar puis à La Réunion, elles ont mesuré ce qui les sépare encore de sélections davantage habituées aux confrontations de haut niveau. Des jeux accrochés, des occasions qui n’ont pas toujours basculé du bon côté, mais surtout des enseignements très précis. Densité du circuit féminin, entraînements spécialisés, variété dans le jeu : Team Mauritius sait désormais sur quels leviers agir pour revenir plus forte.

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Laura Koenig préfère commencer par ce qui ne figure sur aucune feuille de résultats. La capitaine mauricienne retient d’abord le comportement de son groupe. «On a fait un super parcours et je suis très fière de toutes les filles. On s’est battues jusqu’au bout. On a tout donné sur le terrain, mais aussi sur le banc pour se soutenir à tour de rôle. L’état d’esprit était au top et c’est aussi ce qu’on va retenir de cette IPC 2026.»

WhatsApp Image 2026-10-04 at 13.57.08 Marinne Giraud, très expressive, a vécu chaque point avec intensité tout au long de la rencontre. © Unais Aumeeruddy et Rajaerison Christian Luke

Sportivement, le constat est plus nuancé. Maurice s’est incliné 2-1 face à Madagascar vendredi, avant de subir le 3-0 de La Réunion samedi. Mais plusieurs matches ont également laissé aux Mauriciennes le sentiment que l’écart n’était pas toujours aussi important que certains scores pouvaient le laisser penser.

WhatsApp Image 2026-10-04 at 13.58.23 Cécile Park, Céline Desvaux de Marigny et Magaly Schaffo tirent les enseignements de cette Island Padel Cup avec déjà une priorité : travailler davantage pour réduire l’écart et revenir plus fortes. © Unais Aumeeruddy et Rajaerison Christian Luke

Ces points qui auraient pu tout changer

Laura Koenig insiste notamment sur ces jeux qui se sont décidés sur quelques points. «On n’est pas passées loin sur certaines rencontres, avec beaucoup de 40-40 qui auraient pu basculer de notre côté. Cela aurait pu changer la dynamique de certains sets, voire des matches. Malheureusement, nous n’avons pas réussi à inverser la tendance. En face, la constance a payé.»

Cécile Park et Céline Desvaux de Marigny font un constat similaire après leur défaite 6-1, 6-2 contre Anna-Blue Houareau et Laura Gamblin. Les jumelles retiennent notamment «les viboras d’Anna-Blue», qui leur ont fait beaucoup de mal, ainsi que la solidité défensive de Laura Gamblin. «C’est dommage, car malgré le score, nous avons eu beaucoup de jeux qui sont allés à 40A», expliquent-elles.

WhatsApp Image 2026-10-04 at 14.00.15 Laura Koenig et Kate Foo Kune en pleine action face à La Réunion, où elles ont longtemps bousculé leurs adversaires dans une deuxième manche très disputée. © Unais Aumeeruddy et Rajaerison Christian Luke

Une différence qui ne tient donc pas uniquement à la puissance ou à la qualité technique. Laura Koenig a également été marquée par la capacité de leurs adversaires à choisir la bonne option et à maintenir leur niveau d’un point à l’autre. «Les Réunionnaises et les Malgaches sont très solides et font toujours les choix justes. Les balles reviennent constamment.»

Manque de densité

Pour Magaly Schaffo, le travail doit commencer bien avant la prochaine Island Padel Cup. La n°1 mauricienne pointe une réalité du circuit local : le nombre encore limité de joueuses capables d’offrir régulièrement des oppositions différentes. «Il n’y a pas encore assez de densité et de joueuses à Maurice pour que nous puissions nous confronter, à chaque tournoi, à différents types d’adversaires. Si nous voulons être plus fortes l’année prochaine, il faudrait mettre en place des entraînements spécialisés tout au long de l’année, afin de travailler nos points faibles et d’avoir un objectif commun à long terme.»

Le constat prend davantage de relief lorsqu’elle regarde le niveau des adversaires rencontrées durant la compétition. «Madagascar comme La Réunion ont des joueuses qui disputent des tournois FIP. Nous sommes encore loin de cela et, pourtant, malgré nos défaites, nous avons réussi à les accrocher au score.»

Schaffo avance même une autre piste pour augmenter le niveau d’opposition : participer à des tournois masculins. «Ce qui nous manque, ce sont des entraînements réguliers tout au long de l’année pour réellement progresser. Il faudra aussi commencer à participer à des tournois masculins.»

Transformer l’expérience en progression

Adam Auckland avait lui aussi identifié le manque de confrontations de ce niveau comme l’un des handicaps de son équipe. Le sélectionneur reconnaît un écart important, tout en soulignant la combativité de ses joueuses et les passages durant lesquels elles ont réussi à pousser leurs adversaires sur des points décisifs.

Les solutions ne seront pas uniquement collectives. Cécile Park et Céline Desvaux de Marigny savent déjà ce qu’elles souhaitent ajouter à leur palette : «Nous devons surtout travailler notre petit jeu et apporter davantage de variations dans nos coups.»

Laura Koenig préfère, elle, regarder la marge qui reste à parcourir comme une opportunité. «La marge de progression de l’équipe de Maurice est encore énorme, et c’est le côté positif. Nous avons toutes des choses à améliorer dans notre jeu. On va bosser et on reviendra plus fortes l’année prochaine.»

Pour les Mauriciennes, cette Island Padel Cup 2026 leur a déjà permis de remplacer les suppositions par des constats. Quel que soit le résultat de la finale féminine prévue ce dimanche, il ne changera pas l’essentiel de leur bilan. Elles savent désormais où se situe l’écart. Surtout, elles commencent à savoir comment le réduire.

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P500 de Champ-Fleuri : grosse frayeur pour Magaly Schaffo

Le parcours de Magaly Schaffo et Marinne Giraud au P500 de Champ-Fleuri a pris fin brutalement ce dimanche. Opposées aux Malgaches Prisca Razafimamonjy et Verolalaina Radilofe en quart de finale, les Mauriciennes avaient parfaitement débuté la rencontre et menaient 2-0 dans le premier set lorsque Schaffo s’est blessée à la cheville à la réception d’un saut.

WhatsApp Image 2026-10-04 at 14.13.57 Touchée à la cheville lors de son huitième de finale, Magaly Schaffo est évacuée de Champ-Fleuri avant d’être transportée à l’hôpital pour des examens.© Unais Aumeeruddy et Rajaerison Christian Luke

La rencontre a immédiatement été interrompue. Une ambulance est intervenue à Champ-Fleuri avant que la n°1 mauricienne ne soit transportée à l’hôpital afin de passer des examens. Une fin de tournoi particulièrement malheureuse pour Schaffo, au lendemain de la dernière rencontre de Team Mauritius dans l’Island Padel Cup.

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